Dix ans après le soutien des évêques belges, les sans-papiers n'occupent plus les églises

10/05/16 à 16:36 - Mise à jour à 16:36

Source: Belga

(Belga) Il y a 10 ans, les évêques de Belgique exprimaient leur solidarité envers les sans-papiers qui réclamaient leur régularisation en occupant différentes églises. Les évêques démentaient toute ingérence mais appelaient tout de même le politique à mettre tout en ?uvre pour trouver une solution. Dix ans après, les sans-papiers n'occupent plus les églises, indique Tommy Scholtès, porte-parole des évêques de Belgique.

Dix ans après le soutien des évêques belges, les sans-papiers n'occupent plus les églises

Dix ans après le soutien des évêques belges, les sans-papiers n'occupent plus les églises © BELGA

"Le principe a toujours été que les églises n'étaient pas du tout idéales pour accueillir les sans-papiers, mais qu'on laissait la possibilité aux responsables locaux d'accueillir ces occupations. C'était une expression de solidarité et nous avons toujours encouragé les autorités à recevoir les sans-papiers", explique Tommy Scholtès. Occuper une église était une protestation publique, pour toucher l'opinion et influencer les autorités. Les évêques ne les organisaient pas mais les acceptaient si les responsables religieux locaux étaient d'accord. Les grèves de la faim n'étaient pas admises. Tommy Scholtès indique qu'aucune église catholique n'est occupée actuellement. Damienne Martin du Ciré (Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers) confirme que "la dernière occupation était celle du Béguinage en 2013 et 2014 par un collectif de réfugiés afghans. Ce collectif existe encore et est toujours soutenu par la paroisse du Béguinage". Damienne Martin souligne que la mobilisation des sans-papiers reste forte et que les occupations continuent d'exister. Elles sont organisées dans d'autres lieux que les églises. "La différence entre 2006 et aujourd'hui, c'est peut-être le contexte politique qui a changé et qui s'est raidi. C'est devenu plus difficile d'instaurer un rapport de force", conclut-elle. (Belga)

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