Di Rupo prône une "attitude constructive"

26/09/12 à 22:36 - Mise à jour à 22:36

Source: Le Vif

"Chacun - employeurs, syndicats et responsables politiques - doit adopter une attitude constructive. Et les caricatures n'y aident pas", a déclaré mercredi le Premier ministre Elio Di Rupo après de nouvelles critiques sur la politique menée par son gouvernement. Pour lui, les 6 partis de la coalition de "Di Rupo Ier" font le "maximum maximorum" pour que l'économie continue de tourner.

Di Rupo prône une "attitude constructive"

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Le gouvernement a essuyé ce week-end une nouvelle salve de critiques de la part de Luc Bertrand, l'administrateur délégué de la société d'investissements Ackermans & van Haaren. Soutenu par d'autres entrepreneurs, l'homme d'affaires a notamment estimé qu'Elio Di Rupo et ses ministres menaient une politique marxiste.

Après une première réaction socialiste, c'est le Premier ministre en personne qui a défendu, mercredi, les réalisations de son gouvernement. "Dans des conditions économiques difficiles, nous avons dû économiser 13 milliards d'euros", a déclaré Elio Di Rupo à New York, où il participe à l'Assemblée générale des Nations unies. "Les efforts en terme de dépenses ont été deux fois plus importants que ceux liés aux rentrées. C'est du 'jamais vu'. Nous avons fait le 'maximum maximorum' afin de ne pas briser la machine économique", a ajouté le Premier ministre.

Selon ce dernier, le gouvernement a effectué du "bon travail", ce que démontrent des "paramètres objectifs". "Avant la formation du gouvernement, le taux des obligations à 10 ans s'élevait à 5,8% alors que ce mercredi matin, il n'était plus que de 2,62 %. Et le spread avec l'Allemagne est devenu 3 fois plus petit. Il n'y a pas que les

autorités qui en profitent. C'est également le cas du privé", a encore souligné Elio Di Rupo.

Le Premier ministre est par ailleurs revenu sur les prévisions économiques qui font état d'une croissance nulle ou légèrement négative pour la Belgique alors que la situation est bien plus grave pour de nombreux pays européens.

Elio Di Rupo a enfin affirmé comprendre les préoccupations de ceux qui éprouvent des difficultés en raison des conditions actuelles "mais je plaide formellement pour que l'on soit constructif et pour que chacun s'engage. Pas seulement les employeurs mais aussi les syndicats et les politiques", a-t-il conclu.

Levif.be avec Belga

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