Di Rupo fustige la "politique de la brutalité" et les "choix antisociaux" du gouvernement

24/07/16 à 15:29 - Mise à jour à 15:29

Source: Belga

(Belga) Le président du PS, Elio Di Rupo a fustigé dimanche les priorités du gouvernement fédéral pour 2017, exposées samedi lors d'une réunion de l'exécutif au domaine de Val-Duchesse. "Le gouvernement Michel s'entête dans ses choix politiques antisociaux. Il n'a visiblement pas compris l'effet néfaste des mesures qu'il a prises depuis deux ans sur les travailleurs, les pensionnés et les allocataires", a déploré l'homme fort du parti socialiste, en faisant notamment référence au saut d'index, à l'augmentation de la TVA sur l'électricité et au recul de l'âge légal de la pension.

Di Rupo fustige la "politique de la brutalité" et les "choix antisociaux" du gouvernement

Di Rupo fustige la "politique de la brutalité" et les "choix antisociaux" du gouvernement © BELGA

Parmi les chantiers mis en avant samedi par le gouvernement fédéral figurent, entre autres, la réforme de l'impôt des sociétés, la modernisation du marché du travail et la réforme de la loi de 1996 sur la compétitivité, dont l'avant-projet de loi a récemment été soumis aux partenaires sociaux. "Cet avant-projet de loi marque une nouvelle fois une allergie chronique du gouvernement Michel à la concertation sociale", estime Elio Di Rupo, selon qui le texte "prévoit de nombreuses contraintes dans la fixation de la norme salariale qui empêcheront, dans les faits, les partenaires sociaux de se concerter, que ce soit au niveau interprofessionnel ou au niveau sectoriel". Alors que le gouvernement veut également concrétiser les projets individualisés d'intégration sociale (PIIS) pour tout nouveau bénéficiaire d'un revenu d'intégration sociale (RIS), le PS rappelle que le RIS est "le dernier filet de sécurité" pour éviter de sombrer dans la pauvreté. "Le revenu d'intégration (ex-minimex) est et doit rester un droit inconditionnel", insiste Elio Di Rupo. "J'ai peur que la liste des mesures du gouvernement Michel ne se traduise en liste des horreurs pour les citoyens. Monsieur Michel qualifie son gouvernement de 'sobre' et 'modeste'. Pour ma part, j'ai le sentiment qu'il est 'brutal' et 'anti-social'", conclut-il. (Belga)

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