Deux membres de l'armée secrète sortent de l'ombre

07/11/15 à 10:19 - Mise à jour à 10:19

Source: Le Vif/l'express

Pendant quarante ans, un réseau européen ultrasecret s'est préparé à l'invasion soviétique. En Italie, il était gangrené par l'extrême droite et la mafia. Et en Belgique ? Deux anciens témoignent en primeur pour Le Vif/L'Express.

"Ici Bruxelles...- Chers amis Stay behind, la section SDRA 8 vous assure de sa très haute estime et vous remercie de votre dévouement au pays. Ils vous certifient que les pressions et les menaces seront vaines et que la parole donnée sera honorée. "Adolphe se porte bien."" Ce message un brin boy scout, avec son alphabet Morse (...-) pour figurer le V de la victoire et le mot de passe ambigu "Adolphe se porte bien", est paru à la Une du Soir, le 28 mars 1991. A la demande, expliquait le quotidien, d'un "patron" de la section SDRA-8 du Service général de renseignement et de sécurité (SGRS) qui voulait faire savoir à ses "dormants" qu'il ne dévoilerait jamais leur identité. Ce que réclamaient alors le chef d'état-major général de l'armée, le lieutenant-général José Charlier, le ministre de la Défense Guy Coëme (PS) et la commission d'enquête sénatoriale sur "l'existence en Belgique d'un réseau de renseignement clandestin international". Après ce message plein de panache, la tension retomba.
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