Deux journalistes australiens interpellés en Malaisie vont pouvoir partir

15/03/16 à 06:24 - Mise à jour à 06:24

Source: Belga

(Belga) Deux journalistes australiens interpellés en Malaisie après avoir tenté d'interviewer le Premier ministre Najib Razak sur des accusations de corruption ne seront pas poursuivis et pourront quitter le pays mardi, a déclaré leur avocat.

Deux journalistes australiens interpellés en Malaisie vont pouvoir partir

Deux journalistes australiens interpellés en Malaisie vont pouvoir partir © BELGA

Le journaliste Linton Besser et le caméraman Louie Eroglu, qui travaillent pour la Australian Broadcasting Corporation (ABC), avaient été arrêtés samedi soir alors qu'ils tentaient de poser des questions à Najib Razak lors d'une visite dans une mosquée de l'île de Bornéo. Ils avaient été relâchés quelques heures après mais avaient été interdits de quitter le territoire. Ils ne seront finalement pas poursuivis et quitteront la ville malaisienne de Kuching à destination de Singapour mardi matin, a dit leur avocat Albert Tang. "Évidemment, ils sont soulagés". La ministre australienne des Affaires étrangères Julie Bishop s'était dite "préoccupée" par cette affaire. Elle a indiqué lundi avoir abordé le sujet "au niveau approprié avec les autorités malaisiennes". La police malaisienne a affirmé avoir interpellé les deux hommes lorsqu'ils avaient franchi une barrière de sécurité et tenté "d'aborder le Premier ministre de manière agressive". Celui-ci est sous pression depuis une révélation troublante en juillet: le versement de près de 700 millions de dollars (635 millions d'euros) sur ses comptes personnels, dans le cadre du scandale financier de la société publique 1Malaysia Development Berhad (1MDB) créée à son arrivée au pouvoir en 2009 pour moderniser le pays. Elle est aujourd'hui endettée à hauteur de 10 milliards d'euros mais M. Najib nie avoir commis tout acte répréhensible. Le chef du gouvernement doit même faire face à des demandes de démission émanant de son propre parti. Les médias faisant état de ces accusations ont été muselés, des lanceurs d'alerte arrêtés, ce qui fait craindre pour la liberté d'expression dans le pays. (Belga)

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