Deux élus NVA prônent la monarchie républicaine sur le modèle du congrès national de 1830

13/04/16 à 13:25 - Mise à jour à 13:25

Source: Belga

(Belga) Le député N-VA Hendrik Vuye, ex-chef de groupe à la Chambre, et sa collègue Veerle Wouters, chargés par le président de la N-VA Bart De Wever de réfléchir à l'évolution confédérale du pays, ont présenté mercredi un livre dans lequel ils appellent à la mise en place d'une "monarchie républicaine" s'inspirant des travaux du congrès national de 1830.

Deux élus NVA prônent la monarchie républicaine sur le modèle du congrès national de 1830

Deux élus NVA prônent la monarchie républicaine sur le modèle du congrès national de 1830 © BELGA

Voulant rompre avec le régime autoritaire du roi Guillaume Ier, les révolutionnaires avaient plaidé en ce sens mais il furent rapidement rattrapés par la réalité, singulièrement celle du roi Léopold Ier. Ce fut notamment le cas du premier chef de l'exécutif en Belgique, le libéral Joseph Lebeau dont le buste trône dans la première vice-présidence du Sénat. "C'est dire s'il est tombé bien bas", a commenté mercredi Hendrik Vuye dont le parti est un fervent opposant à la Haute assemblée, qu'il voit comme un reliquat de la Belgique unitaire. Les deux députés constatent qu'il n'existe pas de majorité aujourd'hui pour supprimer la monarchie - les statuts de la N-VA prévoient l'avènement d'une république de Flandre - et qu'une réforme constitutionnelle nécessiterait une majorité des deux tiers à la Chambre et au Sénat. Ils formulent dès lors vingt-cinq propositions qui font écho à la réalité néerlandaise, celle d'une "monarchie moderne", "plus en phase avec le respect de la démocratie". Ces propositions ôtent toute apparence de pouvoir politique à la fonction royale. Elles limitent l'immunité royale à l'exercice de la fonction et appellent à une nouvelle modernisation des dotations royales. Les discours du roi ne pourraient plus refléter que l'opinion du gouvernement et celui de Noël est supprimé au nom de la séparation entre l'Eglise et l'Etat. Enfin, le président de la Chambre reprend au roi les fonctions de facilitateur ou d'influence qu'il exerce dans le cadre de la dissolution des chambres, des élections et de la formation du gouvernement. Il serait également chargé, à la place du roi, de la sanction et de la promulgation des lois. L'exécution des lois relèverait de la responsabilité ministérielle contrôlée par le parlement. L'attribution des grâces et des faveurs nobiliaires serait supprimée. Le roi ne devrait plus bénéficier du droit à être informé, prévenir et encourager. Le roi devrait suivre l'avis de ses ministres. (Belga)

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