Des victimes du Bataclan portent plainte contre X pour non-assistance à personne en péril

08/06/18 à 13:24 - Mise à jour à 13:27

Source: Belga

(Belga) Des familles de victimes des attentats de Paris portent plainte contre X pour non-assistance à personne en péril "en raison de l'absence d'intervention des militaires lors des attentats perpétrés au Bataclan le 13 novembre 2015", a-t-on appris vendredi auprès de l'avocate Samia Maktouf.

Selon les plaignants, qui se basent sur les éléments du rapport d'enquête parlementaire français, des militaires de l'opération Sentinelle sont rapidement arrivés devant la salle de concert parisienne du Bataclan où trois djihadistes avaient ouvert le feu. Ces militaires étaient au nombre de huit, tous équipés d'armes de guerre. "Constatant que les militaires étaient en mesure de riposter face aux armes de guerre des terroristes, le brigadier-chef a sollicité (...) l'autorisation de les engager. La salle de commandement de la préfecture de Paris a alors répondu négativement au brigadier-chef, en ces termes : 'négatif, vous n'engagez pas les militaires, on n'est pas en zone de guerre'", ont indiqué les fonctionnaires de la brigade anti-criminalité (BAC) lors de leur audition devant les parlementaires. "Durant 2h20, les militaires de la force Sentinelle sont demeurés passifs et se sont contentés de sécuriser le périmètre alors que se perpétrait sous leurs yeux une tuerie de masse", déplorent les plaignants. "Notre plainte ne vise pas les militaires, qui n'ont fait qu'obéir aux ordres, mais bien la chaîne de commandement", précise Me Maktouf à l'agence Belga. "Pourquoi a-t-on empêché les militaires d'agir? S'ils avaient pu intervenir, on aurait eu moins de morts. Les victimes ont besoin d'avoir une réponse." La plainte a été déposée le 15 mai dernier mais aucune suite n'y a été donnée à ce jour, déplore Me Maktouf. "Des plaintes similaires ont déjà été classées sans suite dans le passé. C'est pourquoi nous insistons pour obtenir des réponses." Une réunion des partis civiles est prévue le 12 juillet en présence des magistrats instructeurs. (Belga)

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