Des milliers de manifestants à Bruxelles

02/12/11 à 12:30 - Mise à jour à 12:30

Source: Le Vif

Entre 60.000 et 80.000 militants syndicaux défilent vendredi matin dans les rues de Bruxelles pour dénoncer les mesures d'austérité du futur gouvernement, d'après les premières estimations des syndicats. Le cortège a démarré vers 10h30 de la gare du Nord

Des milliers de manifestants à Bruxelles

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La police ne possède pas encore de chiffres sur le nombre de manifestants. "Trente-cinq bus sont arrivés et 20.000 personnes sont venues en train. Les chiffres définitifs ne sont pas encore connus", précise la police locale bruxelloise

Les leaders syndicaux dénoncent les mesures budgétaires Les leaders syndicaux Rudy De Leeuw (FGTB), Luc Cortebeek (CSC), Anne Demelenne (FGTB), Claude Rolin (CSC) et Jan Vercamst (CGSLB) ont dénoncé vendredi matin dans leurs discours, avant le départ de la manifestation nationale, les mesures d'austérité du futur gouvernement et demandé une régulation des marchés financiers.

"Notre modèle social n'est pas à vendre", a déclaré Anne Demelenne. "L'austérité n'est pas la solution", a souligné Claude Rolin. La secrétaire générale de la FGTB a pointé du doigt les banquiers et les spéculateurs, à l'origine selon elle du "chaos financier".

"A quand la régulation des banques ? Faudra-t-il vivre une autre catastrophe comme celle de Dexia pour réagir ? ". Anne Demelenne a également dénoncé le fait que ce sont les plus fragilisés qui sont principalement victimes de la crise. La secrétaire générale de la FGTB estime qu'"il est temps de faire une grande réforme fiscale dans ce pays" et elle a prévenu que les syndicats poursuivraient leur mobilisation. Même type de discours du côté de Claude Rolin, le secrétaire national de la CSC. "L'austérité n'est pas la solution", "C'est par la solidarité et la relance économique durable centrée sur l'emploi, que nous sortirons de la crise", a-t-il lancé. "Les négociateurs ont entendu la voix des marchés. Aujourd'hui, ils doivent entendre la voix de la rue". Pour la CSC, "l'accord budgétaire qui a été négocié, n'est ni équilibré, ni socialement juste", a encore déclaré Claude Rolin.


42.000 personnes soutiennent Unizo contre l'action syndicale
Au total, 41.991 personnes ont déjà apporté leur soutien, via le site www.wijstakenniet.be, à l'action d'Unizo, l'association flamande des petits entrepreneurs, contre la manifestation nationale de vendredi. Unizo estime que les manifestations des syndicats sont "complètement injustifiées".

L'organisation patronale a lancé le site mardi midi. "Les réactions massives montrent que de nombreuses personnes trouvent que créer de l'agitation sociale est injustifié pour le moment", a déclaré le patron d'Unizo, Karel Van Eetvelt.

"Mener des actions maintenant est un signal contre-productif, nous devons travailler ensemble pour prendre les devants plutôt que d'y aller seul. C'est l'unique moyen pour un avenir durable pour tout le monde."

Unizo plaide pour une prise en charge "réaliste" de la crise. "Même si l'organisation patronale n'est pas, tout comme les syndicats, d'accord avec toutes les propositions du formateur, les entrepreneurs et leurs collaborateurs ne mettent pas à plat l'économie belge".

LeVif.be avec Belga

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