Des médecins confirment: "il y a sur le marché des médicaments plus très utiles"

17/02/14 à 18:07 - Mise à jour à 18:07

Source: Le Vif

De vieux médicaments "plus très utiles" continuent de circuler sur le marché, a commenté lundi le professeur Jean-Marie Maloteaux, des cliniques universitaires Saint-Luc et rédacteur en chef des publications du Centre Belge d'Information Pharmacothérapeutique.

Des médecins confirment: "il y a sur le marché des médicaments plus très utiles"

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De vieux médicaments "plus très utiles" continuent de circuler sur le marché, a commenté lundi le professeur Jean-Marie Maloteaux, des cliniques universitaires Saint-Luc et rédacteur en chef des publications du Centre Belge d'Information Pharmacothérapeutique (CBIP), à la suite d'une étude de Test-Achats selon laquelle 43% des médicaments n'ont pas démontré leur efficacité totale.

Selon le professeur, les critères d'enregistrement des médicaments sont aujourd'hui plus stricts et les procédures plus rigoureuses. "Si de nouvelles études étaient réalisées au sujet de certains médicaments mis sur le marché il y a trente ans, il est probable qu'on ne les mette plus en vente, parce que leur efficacité n'a pas été suffisamment démontrée", a ajouté le médecin, précisant que ce n'est pas pour cela qu'ils comportent des risques. Aujourd'hui, "de nouvelles molécules plus sûres ont pris le dessus" et permettent d'établir des comparaisons avec des médicaments plus anciens. Ces vieux médicaments "plus très utiles" ne sont pourtant par retirés du marché, car "pour que ce soit le cas", il faut que la firme "décide elle-même de le retirer, ou qu'un risque ou danger ait été démontré et serve d'argument." Pour Jean-Marie Maloteaux, la publicité joue aussi un rôle dans l'utilisation des médicaments, car elle détourne parfois "les indications officielles". C'est notamment le cas avec la vitamine C, lorsqu'elle est "recommandée pour les cas de grippe". L'aspect psychologique d'un médicament, "même s'il ne s'agit pas d'un argument scientifique", peut encore influencer la prise de certains produits, "comme les sirops anti-toux, demandés dans certains cas pour répondre à l'anxiété des parents". Ils jouent alors un "rôle psychologique et ont un effet placebo". Pour le professeur, il pourrait enfin être utile de réévaluer l'utilité de la prescription de certains médicaments et les médecins devraient en tout cas rester indépendants, malgré "la présence de l'industrie et des lobbys pharmaceutiques" sur le marché.

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