Des familles se rassemblent contre le décret inscription

21/09/12 à 16:39 - Mise à jour à 16:39

Source: Le Vif

Dimanche 23 septembre, à 10 heures, le collectif Plus de chaises, soutenu par l'ASBL ELEVeS, appelle à un rassemblement familial boulevard Saint Michel, à Etterbeek pour dénoncer le décret inscription

Des familles se rassemblent contre le décret inscription

© Belga

Le collectif Plus de chaises, soutenu par l'ASBL ELEVeS (Ecoles Libres Efficaces Vivantes et Solidaires), organise un rassemblement familial, ce dimanche à 10 heures au boulevard Saint-Michel, à côté de Montgomery, pour demander une évaluation en urgence du décret inscription pour les élèves entrant en première année de l'enseignement secondaire. "Le collectif est né cette année de quelques parents dont les enfants n'ont pas trouvé d'école ou ont été mal placés. Tous les jours, des parents dans la même situation rejoignent le collectif", explique Christophe Hardy, membre du collectif et papa de Corentin : "Mon fils s'est vu refuser une place dans l'école de sa soeur. Au bout de dix jours d'attente, nous avons dû prendre ce qu'il y avait et nous avons finalement trouvé une école à Ottignies, alors que nous habitons à Auderghem. Cela signifie une heure de trajet tous les matins." Pour ce père, le décret inscription engendre des situations d'angoisse chez les enfants et les parents : "C'est inacceptable de devoir attendre le premier septembre pour savoir si votre enfant a une place ou non ! C'est fatigant et stressant tant pour les parents que pour l'enfant. On espère que les familles concernées par la rentrée 2013 ne vivront pas notre situation."

L'ASBL ELEVeS a révélé fin août que le nombre d'enfants sans école à l'aube de la rentrée scolaire aurait augmenté de 73% en 3 ans. "Au premier septembre, environ trois cents enfants étaient sans école. Aujourd'hui, il reste encore des cas extrêmes qui n'ont pas trouvé de places, même si les chiffres donnés par le cabinet et la CIRI (Commission interréseaux des inscriptions) restent très flous", constate Anne François, coordinatrice de l'ASBL. Elle dénonce également l'opacité de la CIRI : "Cette structure a oublié les parents et directeurs d'école en axant uniquement sur le côté administratif de l'inscription et en oubliant l'acte pédagogique. Or, il ne s'agit pas uniquement d'avoir une chaise pour un enfant, mais d'avoir une chaise adaptée à l'enfant", estime la coordinatrice, "il faut repartir du terrain, en évaluant le nombre d'enfants qui reste sur le carreau, commune par commune."

Du côté du cabinet de Marie Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire, on rétorque qu'il reste encore 57 écoles où il y a encore de la place à Bruxelles : "L'ASBL ELEVeS joue avec les chiffres. On ne peut donc pas dire qu'il y a des "enfants sans école" alors qu'il y a encore des places disponibles", constate Eric Etienne porte-parole de la ministre. Quant au reproche sur à l'opacité de la CIRI, le porte-parole répond que "la centralisation des inscriptions a au contraire permis plus de transparence. Si certains problèmes sont détectés, c'est justement parce qu'il y a plus de visibilité qu'avant le décret, où 3000 enfants pouvaient se retrouver dans les files d'attente à l'aube de la rentrée scolaire. Maintenant, un site explicatif est consultable et donne tous les outils pour une inscription dans une école adéquate, avec le recensement des écoles où il y a encore de la place."

Si le cabinet n'entend pas répondre à la demande d'une évaluation en urgence du décret, une étude est en cours, réalisée par la commission de pilotage, composée de directeurs d'écoles, d'associations représentatives de parents d'élèves et de spécialistes. Un rapport définitif sera publié en 2014. Un rapport intermédiaire sera remis courant 2013 au gouvernement et au parlement.

F.I. (Stg.)

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