Des écoliers défendent le droit des enfants sans-papiers de se rendre sans peur à l'école

09/05/18 à 15:54 - Mise à jour à 15:53

Source: Belga

Le collectif Education No Border et l'association Infor Jeunes Laeken ont organisé, mercredi après-midi, des actions de sensibilisation à Bruxelles pour le droit inconditionnel à l'éducation, y compris pour les enfants sans-papiers.

Des écoliers défendent le droit des enfants sans-papiers de se rendre sans peur à l'école

© Getty Images/iStockphoto

Des fleurs, des ballons et des tracts ont été distribués dans les transports en commun, notamment à la place Flagey, puis aux arrêts Mérode et Liedts. Les participants à l'action étaient déguisés en écoliers pour sensibiliser les navetteurs. Un convoi de voitures, placardées d'affiches, a circulé dans Bruxelles pour diffuser leur message. Un lâcher de ballons et de messages a clôturé l'action en fin d'après-midi dans la galerie Anspach.

Les participants dénoncent que, sous couvert de sécurité, les opérations de contrôle des citoyens tendent à augmenter. Ils estiment que les transports en commun sont particulièrement propices à ce genre d'opérations qui s'apparentent à des rafles. Ils rappellent que l'obligation scolaire doit être respectée pour les enfants sans-papiers et défendent que le chemin vers l'école ne doit pas devenir un "terrain de chasse" pour les traquer eux ou les parents qui les accompagnent.

"Une parole citoyenne monte dans la société et elle dit que les sans-papiers doivent être correctement et humainement traités", relève Chantal Massaer, directrice d'Infor Jeunes Laeken. "Pour les enfants, le droit à l'éducation est présent dans la constitution et des conventions internationales. C'est une obligation qui peut même être opposée aux parents. Or, aujourd'hui, du fait de collaborations entre la STIB et la police, il y a des sans-papiers qui sont 'raflés' durant des opérations de contrôle ou de sécurité. (...) Nous ne voulons pas que les transports en commun deviennent des souricières et nous voulons que les enfants puissent se rendre à l'école sereinement. Nous voulons que leurs trajets soient considérés comme du temps d'école et qu'il soit impossible de procéder à des arrestations sur ce temps."

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