Des conditions de vie inhumaines au centre Fedasil d'Elsenborn?

12/01/16 à 20:28 - Mise à jour à 20:30

Source: Belga

Un ancien bénévole au centre Fedasil d'Elsenborn dénonce des conditions de vie inhumaines pour les migrants, rapporte mardi la BRF sur son site internet.

Des conditions de vie inhumaines au centre Fedasil d'Elsenborn?

Photos d'illustration: Fedasil à Bruxelles. © DR

Le magistrat verviétois à la retraite, Alain Houart, était bénévole au centre Fedasil d'Elsenborn avant d'être remercié par l'institution alors qu'il avait regretté que cinq demandeurs d'asile aient été exclus du réseau d'accueil pendant un mois à la suite d'une bagarre, sans autre possibilité de logement. L'ancien bénévole qui dispensait des cours de français au centre dénonce les mauvaises conditions de vie des migrants. "Ils sont plus de 500 et depuis le mois d'octobre, il n'y a toujours pas de machine à lessiver. De plus, les sanitaires sont dans un état déplorable. Des WC sont bouchés, les douches ne sont pas propres", explique l'ancien bénévole, contacté par Belga. M. Houart ajoute qu'il va prendre contact avec le cabinet du secrétaire d'Etat Théo Francken pour faire la lumière sur la "gestion opaque du centre". "Les réfugiés qui changent de centre ou qui ont opté pour un retour volontaire sont transférés pendant la nuit et sont réveillés 30 minutes avant leur départ, sans plus d'explications."

De son côté, Fedasil réfute ces accusations. Le directeur régional, Hervé Rigot, affirme que les éléments avancés par l'ancien bénévole sont farfelus. S'il reconnait qu'il n'y a pas encore de machine à lessiver au centre d'Elsenborn, M. Rigot explique que "le linge est effectué dans d'autres centres ou les migrants se rendent à la laverie. Une procédure de marché public est en cours pour l'acquisition d'une machine à lessiver industrielle et pour laquelle un montant de 80.000 euros est prévu". M. Rigot précise également que le seul incident grave survenu au centre remonte au 30 décembre dernier.

La police est régulièrement appelée sur place. "En cas d'altercation, et lorsque qu'il faut recourir à la force, nous devons faire appel à la police mais encore trop souvent, de nombreux combis de police sont envoyés alors que la situation ne nécessite que l'intervention d'un ou deux agents." Alors que le contrat de l'ancien directeur du centre n'a pas été renouvelé, Fedasil à lancé un procédure de recrutement d'une personne s'exprimant parfaitement en allemand. "Notre première rencontre avec les candidats est prévue le 25 janvier prochain", conclut Hervé Rigot.

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