Dernier jour d'information pour Didier Reynders

28/02/11 à 18:44 - Mise à jour à 18:44

Source: Le Vif

L'informateur Didier Reynders se rendra chez le roi mardi pour faire le rapport définitif de la mission qui lui a été confiée le 2 février.

Dernier jour d'information pour Didier Reynders

© Belga

Le roi lui a alors demandé de l'informer sur les possibilités d'arriver à un accord institutionnel, en particulier sur BHV et le refinancement de Bruxelles, le transfert de compétences aux entités fédérées, leur financement et leur responsabilisation et le financement dans la durée de l'Etat fédéral.

Après avoir vu plusieurs fois les présidents des neuf partis actuellement concernés (N-VA, PS, CD&V, cdH, sp.a, MR, Open Vld, Ecolo et Groen!). Il a aussi plusieurs fois rencontré, ensemble, les présidents des deux partis vainqueurs des élections du 13 juin, Bart De Wever (N-VA) et Elio Di Rupo (PS). Ce fut encore le cas lundi. Il a également revu le président du CD&V Wouter Beke.

Avant de se rendre chez le roi mardi, sans doute en fin d'après-midi, il verra le premier ministre sortant Yves Leterme et les présidents libéraux Charles Michel (MR) et Alexander De Croo (Open Vld).

Lundi soir, l'informateur se disait conforté dans son analyse qu'une dynamique de négociation s'est réenclenchée.

"Il existe une volonté de négocier. La dynamique est là. Les groupes de travail ont fait évoluer les choses sur plusieurs dossiers ainsi que les discussions que j'ai moi-même menée sur BHV et Bruxelles.

Il faut maintenant passer à autre chose. Ma mission d'information est arrivée à son terme", a-t-il commenté.

La grande question est maintenant de savoir quels partis seront appelés à la table de négociation. Les neuf partis se sont, semble-t-il, tous dit prêts à négocier mais certains d'entre eux ajoutent qu'ils ne veulent pas négocier à 9 sans dire ceux qu'ils excluent.

Le choix des partenaires d'une future négociation et d'une éventuelle future coalition ne faisait pas partie de la mission de l'informateur Didier Reynders. Le 12 février dernier, celui-ci a déclaré qu'il constatait une volonté de négocier, "en partant de la coalition actuelle élargie à la N-VA et éventuellement à d'autre partis".

M. Reynders a été critiqué pour cette prise de position. Plusieurs partis lui ont rappelé que le choix des partenaires de négociation ne faisait pas partie de sa mission. Depuis, il s'en tient au libellé stricte de la mission.

Pourtant, plusieurs semaines après cette déclaration, c'est toujours sur ce point qu'on semble buter même si certains font remarquer qu'il n'est à ce stade question que de négociations institutionnelles et pas d'un choix de coalition.

Pour certains, il appartient aux deux partis vainqueurs de se prononcer sur ce point. Le président du PS, Elio Di Rupo a clairement dit qu'il voulait un gouvernement d'union nationale. Quant à la N-VA elle ne s'est pas encore exprimée mais laisse entendre que les formules avec trop de partis ne sont pas bonnes. Les rumeurs font état du fait qu'elle préférerait un gouvernement sans Groen! . Le président des verts flamands Wouter Van Besien a réagi officiellement à celles-ci en demandant qu'on fasse la clarté sur la future coalition. Sa demande n'a pas été vraiment entendue.

Avec la fin de la mission d'information de Didier Reynders, on est arrivé à un nouveau carrefour. Pour certains, il appartient maintenant au PS et à la N-VA de se prononcer sur la façon de poursuivre les discussions, à moins qu'ils acceptent de laisser un formateur faire ce choix à leur place.

Certains envisagent aussi une autre solution avec le recours à une nouvelle phase intermédiaire. A ce propos on fait remarquer dans certains milieux que jusqu'à présent le PS, la N-VA, le sp.a et le MR ont déjà joué un rôle. Il serait dès lors cohérent que le CD&V prenne maintenant ses responsabilités.

Parmi les pistes évoquées, il y a le lancement d'un duo formé par Didier Reynders avec Johan Vande Lanotte (sp.a) ou avec Steven Vanackere (CD&V) mais à ce stade rien n'est sûr. Certains disent d'ailleurs qu'il est peu probable que le roi prenne position sur la suite à donner à la mission de M. Reynders dès mardi.

Le Vif.be, avec Belga

Nos partenaires