Dérapage raciste à la Chambre - Le président de l'assemblée condamne des propos "indécents" et "déplacés"

15/09/16 à 18:45 - Mise à jour à 18:45

Source: Belga

(Belga) Le président de la Chambre Siegfried Bracke a qualifié d'"indécents" et de "déplacés" les propos prêtés au député Open Vld Luk Van Biesen qui, selon plusieurs députés, a invité jeudi, dans l'hémicycle, sa collègue du sp.a Meryame Kitir à "retourner au Maroc", à l'issue d'un échange sur la situation des travailleurs de Caterpillar.

Dérapage raciste à la Chambre - Le président de l'assemblée condamne des propos "indécents" et "déplacés"

Dérapage raciste à la Chambre - Le président de l'assemblée condamne des propos "indécents" et "déplacés" © BELGA

"Ce sont des propos qu'on ne doit pas entendre en dehors d'une enceinte parlementaire, et encore moins dans l'hémicycle", a réagi M. Bracke dans un entretien avec l'agence BELGA. Le président de la Chambre avait déjà indiqué durant les débats que s'ils étaient avérés, les propos rapportés par les députés siégeant aux côtés de Luk Van Biesen dans l'assemblée étaient inappropriés. Le cas échéant, il avait invité le député libéral flamand à présenter des excuses à Mme Kitir. Comme la majorité des députés, M. Bracke, pas plus que la greffière et son adjoint, n'ont pu entendre la remarque de Luk Van Biesen. Ce dernier a nié avoir tenu de tels propos entendus notamment par Meryame Kitir et le député de Groen Kristof Calvo. Luk Van Biesen a toutefois fini par présenter des excuses au cas où sa remarque avait pu avoir été sujette à une mauvaise interprétation. Meryame Kitir n'a pas goûté à ce qu'elle ne considère pas comme des excuses et exigé un entretien avec le président de la Chambre à l'issue d'un incident qualifié de "très grave". Ce dernier a indiqué que plusieurs députés lui avaient confirmé avoir entendu l'appel à "retourner au Maroc". Condamnant ce type de propos, Siegfried Bracke a toutefois indiqué qu'il se trouvait dans l'impossibilité d'envisager des sanctions à l'endroit d'un député, au nom de la liberté d'expression totale et l'immunité dont jouissent les parlementaires dans l'exercice de leur fonction. "On continuera donc à dire ce qu'on veut au parlement, ce qui ne m'empêchera pas de persister à marquer mon désaccord avec ce type de propos", a conclu M. Bracke. L'Open Vld a condamné les propos de son député qui a été convoqué par les instances du parti. (Belga)

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