Décès de Wilfried Martens: les réactions

10/10/13 à 09:55 - Mise à jour à 09:55

Source: Le Vif

L'ancien premier ministre Wilfried Martens est décédé cette nuit chez lui à Lokeren. Ce matin, ses collègues politiques lui rendent hommage sur les réseaux sociaux.

Décès de Wilfried Martens: les réactions

© Belga

Le premier ministre actuel, Elio Di Rupo (PS), rend hommage à Wilfried Martens dans un communiqué : "La Belgique perd aujourd'hui un de ses hommes politiques les plus éminents et un vrai homme d'État". Di Rupo rappelle également qu'il était "l'un des pères de la Belgique fédérale" et fait l'éloge de son engagement "pour la réalisation de l'idéal européen".

Sur Twitter, Didier Reynders (MR) remercie Martens pour ses services rendus au pays et à l'Europe : " Avec Wilfried Martens, un grand serviteur de l'État et de l'Europe nous quitte. Merci pour un tel engagement pour notre pays".

Le ministre du Budget Olivier Chastel (MR) présente ses condoléances à son épouse et sa famille : "Mes condoléances à Miet Smet et à la famille Martens".

L'ancien premier ministre Yves Leterme (CD&V) rend hommage aux réalisations de Martens : "Le fédéralisme, le redressement économique des années 80, le Parti populaire européen, une loyauté sincère. Merci Wilfried Martens. Bon courage à Miet Smet et la famille".

Le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) souligne lui aussi les réalisations de Martens : "L'un des plus grands leaders que notre pays a connus. Architecte de nombreuses réformes de l'état, un engagement de plusieurs années pour une UE forte".

Loi sur l'avortement

Plusieurs politiques rappellent son rôle clé lors du refus du roi Baudouin à signer la loi sur l'avortement. Philippe Moureaux (PS) déclare sur Twitter : "Pensons à la patience et à la ténacité de Wilfried Martens lorsqu'il s'est trouvé devant le refus de Baudouin de signer la loi sur l'avortement". Herman De Croo (Open VLD) rend également hommage à la façon dont il a géré la situation : "Son sauvetage de la charge de chef de l'état du roi Baudouin lors du refus de ce dernier de signer la loi sur l'avortement a été incroyable".

Le président du MR, Charles Michel rappelle les événements historiques auxquels Martens a dû faire face : " Les années Martens resteront des années particulières dans l'histoire de notre pays : les attentats des CCC, la crise de la sidérurgie, le drame du Heysel, le refus du roi Baudouin de contresigner la loi dépénalisant partiellement l'avortement. Face à ses défis, Wilfried Martens trouva des solutions de compromis dans le but de stabiliser le pays".

Paul Magnette (PS) salue la mémoire de l'ancien premier ministre dans un communiqué : "Pour tous nos concitoyens, Wilfried Martens incarnait les années 80. Il a été premier ministre de la Belgique tout au long de la décennie. C'est une longévité remarquable en politique qui mérite d'être soulignée". Il rend également hommage à son engagement dans le projet européen.
Le ministre de la Défense Pieter De Crem (CD&V) souligne les réalisations de Martens pour la Belgique et l'Union européenne : "Wilfried Martens a joué un rôle important et ineffaçable dans la définition de notre pays et de l'Union européenne".

Herman Van Rompuy (CD&V), le président du Conseil européen, rend hommage à l'ancien premier ministre : "En Belgique, Wilfried Martens sera commémoré comme l'homme de la politique de redressement des années quatre-vingt. Il a travaillé avec acharnement et en a été récompensé par l'électeur. Entre 1981 et 1985, il a réussi à redresser notre pays".

Fort affecté par la disparition de son collègue de parti, l'ancien premier ministre Mark Eyskens (CD&V) s'est confié à l'agence de presse Belga: "Il a laissé une grande marque sur la politique belge. L'une de ses plus grandes réalisations fut la politique de relance entre 1981 et 1985, avec la dévaluation du franc belge.

Cela a beaucoup aidé la Belgique à se redresser économiquement". Le chrétien-démocrate ajoute que Wilfried Martens était "un fédéraliste convaincu". "Il était particulièrement allergique au discours séparatiste et au modèle confédéral que certains envisagent pour la Belgique".

José Manuel Barroso, le président de la Commission Européenne a exprimé son chagrin suite au décès de Martens sur la VRT : "J'ai beaucoup de respect pour Wilfried Martens. Je suis triste d'entendre qu'il est décédé. Il était un grand homme d'État, pas seulement en Belgique, mais il était également un personnage important au niveau européen. En tant que leader de l'une des plus grandes fractions en Europe, il aspirait au consensus".

Les présidents d'Ecolo, Emily Hoyos et Olivier Deleuze, font part de leur émotion et reviennent sur le parcours politique du chrétien-démocrate: " Ardent partisan d'un fédéralisme mature, Wilfried Martens était notamment un défenseur de la circonscription fédérale. Son parcours mené du mouvement flamand, dont il fut l'un des leaders dans les années 60, à l'asbl fédéraliste Bplus où il était encore actif il y a peu, témoigne d'un parcours intellectuel exemplaire. C'est un grand fédéraliste qui nous quitte aujourd'hui".

Pour le ministre-président wallon et de la fédération Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte (PS), Martens était l'homme de la stabilité : "Il aura marqué de manière déterminante l'histoire de ce pays et contribué à sa stabilité, sur base d'un juste équilibre entre État fédéral et entités fédérées".

La ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet (cdH) se dit également fort affectée par le décès de l'ancien premier ministre qu'elle qualifie de "véritable monument de la politique belge" : "c'était un homme d'action, de convictions et de consensus, dont la personnalité et les réalisations ont marqué l'histoire de notre pays et de ses institutions, ainsi que la vie de générations de Belges" a-t-elle précisé dans un communiqué.

L'ancien premier ministre Guy Verhofstadt (Open VLD) rend hommage à l'engagement européen de Martens et présente ses condoléances à la famille : "Wilfried Martens était un Européen convaincu, un politique éloquent et un premier ministre avec qui j'ai bien travaillé et avec qui j'ai aimé travailler".

La présidente de l'Open VLD Gwendolyn Rutten et son collègue de parti le ministre des Pensions Alexander De Croo font part de leur admiration pour le chrétien-démocrate : " Wilfried Martens était un grand homme politique, qui a contribué à la définition de notre pays et de l'Europe. Notre génération a grandi avec lui comme premier ministre et le connaît comme un homme d'État aimable. Bon courage à son épouse Miet Smet, ses enfants et sa famille".

Bart De Wever, le président de la N-VA, salue l'engagement de Martens pour l'émancipation flamande et son aspiration à l'autonomie. Il estime qu'"il le faisait avec conviction et résultat".

En savoir plus sur:

Nos partenaires