Début du défilé des écoles de samba du carnaval de Rio de Janeiro

12/02/18 à 06:07 - Mise à jour à 06:14

Source: Belga

(Belga) Le défilé des écoles de samba du carnaval de Rio de Janeiro a débuté dimanche soir avec un déluge de plumes et de paillettes, mais aussi des messages politiques pour dénoncer la corruption, la violence et la pauvreté qui touchent le Brésil.

"Le plus grand spectacle de la terre", comme le présentent avec fierté les organisateurs, a lieu au Sambodrome, enceinte monumentale en forme d'avenue entourée de gradins, où plus de 72.000 spectateurs en prennent plein les yeux avec des chars immenses et richement décorés et vibrent jusqu'à l'aube au son des percussions assourdissantes. Ce défilé est non seulement un grand show haut en couleurs, mais aussi une âpre compétition: chacune des 13 formations -- sept sont en lice dimanche et six lundi -- est notée sur des critères très précis, comme la qualité de la musique, des chars ou la pertinence du thème choisi. Le travail d'une année entière est jugé en un peu plus d'une heure de défilé. "C'est comme si on entrait dans le Maracana (mythique stade de football de Rio) pour jouer une finale, tout le monde nous applaudit, c'est magique", s'émeut Jorge Alves, 55 ans, qui a défilé pour Imperio Serrano en tenue de guerrier mongol avec un trident et un casque pointu à poils roux. Après ce premier défilé sur le thème de la Chine, la France a été mise à l'honneur par l'école Sao Clemente, qui a évoqué une mission artistique arrivée à Rio en 1816, avec des peintres comme Jean-Baptiste Debret, auteur d'oeuvres emblématiques qui décrivent la nature et la vie quotidienne du Brésil de l'époque. Même si le carnaval est vu comme une parenthèse pour oublier les problèmes du quotidien, les écoles de samba en profitent aussi pour livrer des messages politiques. Une des principales cibles: le maire Marcelo Crivella, qui a suscité de vives critiques en divisant par deux les subventions octroyées aux écoles. L'an dernier, le carnaval de Rio a sacré deux écoles, qui ont terminé championnes ex-aequo et tenteront de défendre leur titre. Mocidade va défiler en dernier dimanche et Portela sera la deuxième à se présenter lundi. Exceptionnellement, le "groupe spécial" compte 13 écoles cette année, contre 12 habituellement, aucune d'entre elle n'ayant été reléguée à la division inférieure en raison de deux graves accidents avec les chars qui ont gâché l'édition 2017, causant la mort d'une journaliste et faisant de nombreux blessés. (Belga)

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