De Block s'oppose à la commercialisation des données des patients

19/06/16 à 13:41 - Mise à jour à 13:41

Source: Belga

(Belga) La ministre fédérale de la Santé Maggie De Block a affirmé dimanche son opposition à toute commercialisation des données personnelles des patients, après des propos polémiques du secrétaire d'État Philippe De Backer.

De Block s'oppose à la commercialisation des données des patients

De Block s'oppose à la commercialisation des données des patients © BELGA

"Je ne permettrai jamais que des données personnelles soient mises en vente ou puissent être consultées par des gens qui n'ont rien à voir" avec ces données, a affirmé Mme De Block (Open Vld) sur le plateau du Zevende Dag (VRT). Mardi, M. De Backer (Open Vld) avait laissé entendre dans les médias que l'État devait être en mesure de transmettre au secteur pharmaceutique des données personnelles, éventuellement moyennant rétribution, pour autant que le retour de cette opération revienne au patient, par exemple sous forme de réduction du prix des médicaments. Il avait ensuite précisé sa pensée à la Chambre, rejetant l'idée d'une vente de banques de données. Pour Mme De Block, certaines données peuvent être communiquées, par exemple en vue d'augmenter le pourcentage de séropositifs qui suivent un traitement. Seuls 80% des patients HIV le font actuellement. Selon la ministre, l'échange de données dans ce cas pourrait être un plus. Interrogée par ailleurs sur la question des suppléments hospitaliers, Maggie De Block s'est opposée à la perspective de voir les hôpitaux passer des accords avec les mutuelles pour en exempter certains patients selon la mutuelle à laquelle ils sont affiliés. "Ce n'est pas correct que lorsque deux patients reçoivent le même traitement dans une même chambre, l'un ne doive pas payer de supplément et l'autre bien, simplement parce qu'il est affilié à une autre mutuelle", a commenté la ministre, ajoutant qu'elle faisait tout pour "évacuer du système cette histoire de suppléments". La ministre a ainsi rappelé les actions déjà entreprises pour supprimer ces suppléments, notamment pour les chambres à deux lits ou davantage. (Belga)

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