Crise politique en RDC - "On va boucler cette nuit" l'accord de sortie de crise, dit une source ecclésiastique

22/12/16 à 21:44 - Mise à jour à 21:46

Source: Belga

(Belga) L'accord négocié sous l'égide de l'Église catholique pour permettre une sortie à la crise provoquée en République démocratique du Congo par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila doit être conclu dans la nuit de jeudi à vendredi à Kinshasa, selon une source ecclésiastique.

"On va boucler cette nuit", a déclaré cette source proche des négociations. "L'accord doit être signé demain, les évêques devant être dans leurs diocèses au plus tard samedi" 24 décembre pour la messe de la nuit de Noël, a ajouté la source au lendemain de l'ultimatum adressé par la Conférence épiscopale nationale de Congo (Cenco) à la classe politique congolaise pour qu'un accord soit conclu "avant Noël". L'AFP a pu consulter le document de travail résumant les principaux points du projet d'accord devant être finalisé et approuvé en séance plénière dans les heures à venir. Ce texte prévoit l'instauration d'une "transition politique" et la tenue "fin 2017" de la présidentielle qui aurait dû être organisée cette année. Le document montre que les délégués du pouvoir et de l'opposition se sont mis d'accord sur un certain nombre de points qui avaient jusque-là bloqué tout accord. Aux termes des négociations en commission, l'opposition obtient satisfaction sur la question de la date de la présidentielle. Elle obtient également la création d'un "Conseil national de transition" chargé de veiller à la bonne exécution de l'accord, particulièrement sur les questions électorales. En contrepartie, elle a accepté le principe du maintien au pouvoir de M. Kabila jusqu'à une passation de pouvoir avec un successeur élu, alors qu'elle demandait jusque-là son retrait immédiat de la vie publique. Âgé de 45 ans, M. Kabila est au pouvoir depuis 2001. Son second mandat s'est achevé mardi dans un climat de violence, et la Constitution lui interdit de se représenter. Depuis lundi, entre 56 et 104 personnes, selon les sources, ont péri en RDC dans des violences politiques ou interethniques. Ces chiffres ne tiennent pas compte d'une attaque, au bilan encore inconnu, mardi contre la ville de Kananga, dans le centre enclavé du pays ou une centaine de personnes avaient été tuées dans un drame similaire en septembre. (Belga)

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