Crise des migrants - Merkel répond aux critiques du Premier ministre français

07/04/16 à 20:38 - Mise à jour à 20:38

Source: Belga

(Belga) La chancelière allemande Angela Merkel a répondu jeudi aux récentes critiques du Premier ministre français sur sa politique d'accueil à l'égard des réfugiés, déclarant que des mots "difficiles" avaient plutôt tendance à la "stimuler".

Crise des migrants - Merkel répond aux critiques du Premier ministre français

Crise des migrants - Merkel répond aux critiques du Premier ministre français © BELGA

"Des mots un peu difficiles ou des critiques ont plutôt tendance à me stimuler qu'à me mettre en colère", a-t-elle souri, interrogée lors d'une conférence de presse avec le président français François Hollande à l'issue d'un Conseil des ministres franco-allemand à Metz. A la mi-février, visitant un camp de réfugiés à Munich, le Premier ministre Manuel Valls avait critiqué la politique migratoire d'ouverture de la chancelière, "qui a pu se justifier un temps", mais n'est "pas tenable dans la durée". Il avait ensuite légèrement nuancé son propos, toujours à Munich, se disant "très impressionné par la capacité du peuple allemand à accueillir" ces réfugiés et affirmant "respecter profondément" la décision prise par l'Allemagne de les recevoir en masse, même si ça "n'a pas été la position de la France". L'Allemagne a accueilli plus de 1,1 million de migrants l'an dernier, mais un accord récent entre l'Union européenne (UE) et la Turquie prévoit désormais le renvoi sur le sol turc de nouveaux migrants arrivant en Grèce. La position de la France a "toujours été la même depuis le départ de cette crise: la protection de la frontière extérieure, l'accueil des réfugiés au titre du droit d'asile (...) et, en même temps, le retour des migrants qui n'ont pas de droits à faire valoir pour vivre durablement sur le continent européen", a plaidé jeudi M. Hollande. "Je suis parfaitement conscient de ce qu'a été la situation en Allemagne: cet accueil de dizaines, de centaines de milliers de personnes et de ce que ça a pu représenter", a-t-il assuré aux côtés de Mme Merkel. (Belga)

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