Crise des migrants - La Pologne redit à Athènes son rejet des relocalisations dans l'UE

03/11/16 à 16:43 - Mise à jour à 16:45

Source: Belga

(Belga) Le ministre polonais des Affaires étrangères, Witold Waszczykowski, a réitéré jeudi à Athènes le rejet par son pays et trois autres Etats d'Europe centrale du plan de l'UE de répartition des réfugiés, un rejet que la Grèce et l'Italie veulent voir sanctionné financièrement.

Crise des migrants - La Pologne redit à Athènes son rejet des relocalisations dans l'UE

Crise des migrants - La Pologne redit à Athènes son rejet des relocalisations dans l'UE © BELGA

Le groupe de Visegrad, qui regroupe la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie, "prône une solidarité flexible" en vertu de laquelle "chaque pays de l'UE doit aider à faire face au problème migratoire à son niveau, en fonction de ses capacités", a souligné le ministre à l'issue d'entretiens avec son homologue grec Nikos Kotzias. La Pologne apporte sa part en contribuant à la surveillance des frontières et en "aidant indirectement l'Ukraine", via l'accueil de nombreux travailleurs immigrés ukrainiens, a-t-il ajouté, selon la traduction grecque de ses propos en polonais. Quant aux migrants et aux réfugiés, notamment syriens, ayant afflué en Europe en 2015, "la plus grande partie veut aller dans des pays riches et donc les transférer de force dans un pays n'est pas (une démarche) humanitaire", a-t-il ajouté. "Nous ne pouvons pas forcer les gens à aller où ils ne veulent pas, puisqu'on les a laissés entrer, ils doivent être libres, sinon il ne fallait pas les laisser entrer", a insisté M. Waszczykowski, invoquant les traumatismes historiques créés en Pologne par les transferts forcés de populations. Le programme européen de "relocalisation" d'ici à fin 2017 de 160.000 réfugiés arrivés en Grèce et en Italie stipule que les intéressés ne peuvent pas choisir leur pays d'accueil final. Le ministre polonais a estimé que "la plupart de ceux passés en Grèce, en Europe et en Espagne sont des migrants irréguliers qui doivent repartir". "Il y a une divergence d'opinions", n'a pu que reconnaître le ministre grec, dont le pays, avec l'Italie, réclame des sanctions financières contre les Etats membres de l'UE ne jouant pas le jeu des relocalisations. Mais il s'est dit confiant dans la capacité de l'UE à concilier les positions de ses membres. (Belga)

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