Crise des migrants - L'Autriche veut que la Grèce retienne les migrants chez elle

03/03/16 à 09:27 - Mise à jour à 09:27

Source: Belga

(Belga) Le ministre autrichien des Affaires étrangères a exhorté jeudi la Grèce à cesser de laisser les migrants arrivant sur son territoire poursuivre leur chemin vers le Nord de l'Europe et à les prendre en charge chez elle dans des "hotspots".

Crise des migrants - L'Autriche veut que la Grèce retienne les migrants chez elle

Crise des migrants - L'Autriche veut que la Grèce retienne les migrants chez elle © BELGA

"Nous devons mettre fin à la politique de la Grèce consistant à laisser passer (les migrants) vers le Nord", a déclaré Sebastian Kurz dans une interview publiée par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. "Il n'est pas possible que ceux qui réussissent à venir jusqu'en Grèce soient autorisés à poursuivre leur route", a-t-il ajouté. "Nous travaillons à ce que la Grèce construise des 'hotspots' avec l'aide de l'UE, afin de prendre en charge sur place les gens - et nous faisons pression parce que rien ne se passe", a ajouté le chef de la diplomatie autrichienne, dont le pays a nettement durci sa position à l'égard des réfugiés ces dernières semaines en optant pour une politique de quotas. Les "hotspots" sont des centres d'enregistrement et de sélection des réfugiés et migrants en train d'être installés en Grèce et en Italie, deux des principales portes d'entrée dans l'Union européenne, afin de canaliser l'afflux. La Grèce, qui abrite 23.000 migrants et fait face à une situation difficile à sa frontière avec la Macédoine, où des milliers de migrants sont bloqués par les restrictions imposées par les pays voisins, a ouvert mi-février quatre des cinq hotspots promis sur ses îles, avec plusieurs mois de retard. Avec les hotspots, financés par l'UE, "nous proposons de l'aide à ceux qui ont besoin d'être protégés, mais nous ne leur permettons pas de continuer leur trajet", a insisté le ministre autrichien. Selon M. Kurz, l'ouverture des frontières européennes l'an dernier en septembre - décidée de concert par l'Autriche et l'Allemagne - a été une "grave erreur" qui doit être rapidement corrigée. La chancelière allemande Angela Merkel milite elle pour ne pas laisser la Grèce seule dans ce dossier. Mais elle a aussi demandé cette semaine que les réfugiés arrivés sur place utilisent en priorité les centres d'hébergement grecs. "Les réfugiés n'ont pas le droit de déterminer dans quel pays ils veulent demander l'asile", a-t-elle dit. (Belga)

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