Crise des migrants - Amnesty presse l'UE à agir pour les 46.000 réfugiés et migrants bloqués en Grèce

18/04/16 à 02:06 - Mise à jour à 02:06

Source: Belga

(Belga) Amnesty International exhorte lundi les pays de l'Union européenne à "aider la Grèce à assumer la responsabilité de 46.000 personnes réfugiées et migrantes vivant dans la misère". L'ONG de défense des droits de l'Homme demande également à la République hellénique d'améliorer de toute urgence son système d'asile et de permettre à toute personne bloquée sur son territoire de bénéficier d'une véritable protection. "À titre de priorité, elle doit établir un mécanisme d'information systématique et l'identification des personnes ayant des besoins spécifiques".

Crise des migrants - Amnesty presse l'UE à agir pour les 46.000 réfugiés et migrants bloqués en Grèce

Crise des migrants - Amnesty presse l'UE à agir pour les 46.000 réfugiés et migrants bloqués en Grèce © BELGA

"À l'heure où les regards se portent sur la mise en ?uvre de l'accord récemment conclu entre l'Union européenne (UE) et la Turquie, la situation de plus de 46.000 personnes réfugiées et migrantes bloquées dans des conditions déplorables en Grèce continentale risque d'être oubliée", écrit Amnesty International dans un rapport rendu public lundi. L'association plaide dès lors pour que les États membres de l'UE acceptent sur leur territoire des demandeurs d'asile venant de Grèce. "Cela doit passer par la relocalisation rapide d'un grand nombre de demandeurs et demandeuses d'asile, par le biais du programme de relocalisation d'urgence existant au sein de l'UE". Dans son rapport intitulé "Trapped in Greece: an avoidable refugee crisis", Amnesty examine les conditions de vie des personnes réfugiées ou migrantes bloquées en Grèce continentale depuis la fermeture complète de la frontière macédonienne le 7 mars. "Les conditions d'hébergement sont inadéquates dans un grand nombre des 31 sites provisoires. Ces sites, mis sur pied en Grèce avec l'appui considérable de l'UE, sont caractérisés par une surpopulation et une forte promiscuité, ne sont pas chauffés et ne disposent pas d'installations sanitaires en nombre suffisant", souligne l'association. Amnesty estime que les États de l'UE n'ont fait qu'exacerber la crise en n'aidant pas à relocaliser les milliers de demandeurs d'asile. L'organisation appelle dès lors la classe politique européenne à l'action sans quoi "elle sera confrontée à une catastrophe humanitaire qu'elle aura contribué à déclencher." (Belga)

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