Crise au Venezuela - Plus de 450 civils jugés par des tribunaux militaires

14/07/17 à 13:19 - Mise à jour à 13:20

Source: Belga

(Belga) Plus de 450 civils ont été jugés par des tribunaux militaires dans le cadre des manifestations au Venezuela et des milliers de personnes sont détenues arbitrairement. L'Onu, qui cite des sources crédibles, a demandé vendredi depuis Genève au gouvernement de mettre fin à ces pratiques.

Certaines personnes "sont libérées" mais d'autres sont maintenues en prison après ces procès militaires, a indiqué vendredi devant la presse une porte-parole du Haut Commissariat aux droits de l'Homme (HCR). "Les civils devraient comparaître devant des tribunaux civils." porte-parole a aussi demandé aux autorités de ne pas empêcher ceux qui le souhaitent à participer au référendum non officiel prévue par l'opposition ce dimanche contre le projet de réforme de la Constitution. Elle a également appelé les différents acteurs de la crise politique au Venezuela à renoncer à la violence, alors que les manifestations ont déjà fait près d'une centaine de victimes. "Il n'y pas de réelle" discussion entre le Haut Commissariat et le gouvernement malgré les demandes du premier. De son côté, le HCR a souligné que près de 53.000 Vénézuéliens ont demandé l'asile dans plusieurs pays dans le monde depuis début janvier, environ le double par rapport à l'ensemble de 2016. Mais ceux qui ont besoin d'une protection internationale sont probablement beaucoup plus nombreux, a indiqué un porte-parole. De nombreux Vénézuéliens peuvent bénéficier de logements temporaires dans des pays voisins. Et en raison du coût des demandes d'asile et des obstacles bureaucratiques, beaucoup renoncent à déposer une requête. Le nombre de Vénézuéliens en Colombie atteindrait 300.000 au moins. Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), deux tiers des personnes qui ont franchi la frontière par trois postes seraient des Colombiens ou des doubles nationaux. La situation est "très complexe", estime le porte-parole du HCR. Même si des Vénézuéliens sont déboutés, l'agence onusienne recommande aussi aux pays d'accueil de ne pas les renvoyer dans leur pays. (Belga)

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