Crise au Burundi - Au moins un mort et sept blessés dans une attaque à la grenade à Bujumbura

22/02/16 à 11:17 - Mise à jour à 11:17

Source: Belga

(Belga) Au moins une personne a été tuée et sept autres blessées lundi matin dans l'explosion d'une grenade dans un marché de Bujumbura, ont rapporté à l'AFP le maire de la capitale burundaise et des témoins.

Crise au Burundi - Au moins un mort et sept blessés dans une attaque à la grenade à Bujumbura

Crise au Burundi - Au moins un mort et sept blessés dans une attaque à la grenade à Bujumbura © BELGA

"Des criminels armés à moto viennent de lancer une grenade au marché Kwa Siyoni. Une personne a été tuée sur-le-champ et sept autres blessées", a annoncé à l'AFP Freddy Mbonimpa, le maire de Bujumbura, dénonçant "un acte terroriste qui vise des paisibles citoyens". Selon des témoins, la grenade aurait été enveloppée dans un sachet et "son explosion a causé un moment de panique, mais le calme est vite revenu". Par ailleurs, deux personnes ont été tuées et deux autres blessées dans la nuit de dimanche à lundi dans la commune de Gisozi (centre) au cours d'une attaque attribuée à des "criminels armés", a annoncé à l'AFP Jean-Marie Nyakarerwa, le gouverneur de la province de Mwaro, quelques 75 km à l'est de Bujumbura. Selon ce responsable administratif, c'est la quatrième fois en deux semaines que des inconnus armés lancent des attaques dans cette commune. Au Burundi, "criminels armés" est le terme utilisé par les autorités pour désigner les combattants de mouvements rebelles en gestation, qui veulent chasser le président Pierre Nkurunziza par les armes. Après un début d'année plutôt calme, Bujumbura est confrontée à une recrudescence d'attaques à la grenade, devenues quasi-quotidiennes depuis début février. Le pouvoir et l'opposition se rejettent mutuellement la responsabilité de ces "attaques terroristes", qui ne sont jamais revendiquées. Le Burundi est plongé dans une profonde crise politique depuis la candidature du président Pierre Nkurunziza - réélu en juillet - à un troisième mandat. L'opposition, la société civile et une partie de son camp jugent ce troisième mandat contraire à la Constitution et à l'Accord d'Arusha, qui avait mis fin à la guerre civile (1993-2006). Les violences ont déjà fait plus de 400 morts et poussé plus de 230.000 personnes à quitter le pays, parmi lesquels de nombreux opposants, militants associatifs et journalistes, selon l'ONU. (Belga)

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