Crash d'un avion Germanwings en France - Crash Germanwings: la justice allemande renonce à des poursuites

09/01/17 à 14:25 - Mise à jour à 14:28

Source: Belga

(Belga) La justice allemande a annoncé lundi qu'elle classait sans poursuites son enquête dans le crash de l'avion de Germanwings dans les Alpes françaises en mars 2015, alors que les investigations continuent en France.

Crash d'un avion Germanwings en France - Crash Germanwings: la justice allemande renonce à des poursuites

Crash d'un avion Germanwings en France - Crash Germanwings: la justice allemande renonce à des poursuites © BELGA

"Les investigations n'ont pas apporté d'indices suffisants ni tangibles sur des responsabilités extérieures de personnes encore vivantes" dans l'entourage familial ou médical du pilote et au sein de son entreprise, a indiqué à l'AFP Christoph Kumpa, porte-parole du parquet de Düsseldorf, qui pilotait l'enquête en Allemagne. Celle-ci était menée parallèlement à l'instruction ouverte à Marseille. L'enquête a déterminé que le crash de l'avion a été délibérément provoqué par le copilote de 27 ans, Andreas Lubitz, dépressif et suicidaire, qui a profité de l'absence momentanée du commandant de bord pour s'enfermer dans le cockpit et précipiter l'avion sur la montagne. Le crash de l'appareil, qui reliait Barcelone à Düsseldorf, a fait 150 morts (72 Allemands et 50 Espagnols). Les enquêteurs allemands ont tenté de déterminer s'il y avait eu des négligences de la part des médecins qui ont examiné Lubitz et qui n'auraient pas fait part de ses troubles dépressifs à son employeur Germanwings, la filiale low cost de Lufthansa. L'enquête a ainsi montré que les médecins savaient que Lubitz était dans un état de souffrances psychiques, état qui n'a toutefois pas été diagnostiqué comme "cliniquement dépressif", selon M. Kumpa. De plus, le copilote n'a parlé de ses pulsions suicidaires ni à ses médecins, ni à ses proches, ce qui implique qu'aucun d'entre eux n'était en mesure d'en parler à Germanwings, qui ne savait donc rien de son état réel, a ajouté M. Kumpa pour justifier l'arrêt côté allemand des investigations. (Belga)

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