Corée du Nord: Mattis voit des "raisons d'être optimiste"

23/04/18 à 20:48 - Mise à jour à 20:49

Source: Belga

(Belga) Le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, voit des "raisons d'être optimiste" sur l'issue des négociations avec la Corée du Nord après les annonces du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un sur l'abandon des tests de missiles et de bombe atomique.

"A l'heure actuelle, je pense qu'il y a beaucoup de raisons d'être optimiste sur le fait que les négociations seront fructueuses, et nous verrons", a déclaré M. Mattis qui recevait lundi le ministre thaïlandais de la Défense Prawit Wongsuwan. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a annoncé samedi la fin des essais nucléaires et des tests de missiles intercontinentaux ainsi que la fermeture de son site d'essais atomiques, qui a "rempli sa mission". Le Nord va fermer le site "afin de prouver son engagement à suspendre les essais nucléaires", selon le dirigeant nord-coréen, qui n'a toutefois pas évoqué le démantèlement de son arsenal, qualifié d'"épée chérie" protégeant le pays. Les Etats-Unis n'ont d'ailleurs pas modifié leurs exigences de "dénucléarisation complète, irréversible et vérifiable de la Péninsule coréenne", a souligné un porte-parole du Pentagone, le colonel Rob Manning. Et "d'un point de vue militaire, pour le ministère de la Défense, il n'y a eu aucun changement dans notre positionnement, ni dans notre détermination à être prêts à nous battre ce soir", a ajouté le colonel Manning au cours d'un point de presse. Les Etats-unis ont 28.500 soldats déployés en Corée du Sud, ainsi qu'une présence militaire importante dans la région qui surveille l'espace aérien et maritime autour de la Corée du Nord. La Corée du Sud a fait taire lundi les haut-parleurs géants qui diffusent à grands renforts de décibels des messages de propagande aux soldats nord-coréens déployés à la frontière, un geste de conciliation avant le sommet intercoréen de vendredi, entre Kim Jong-Un et le président sud-coréen Moon Jae-in. Le leader nord-coréen doit rencontrer le président américain Donald Trump fin mai ou début juin pour un sommet inédit. (Belga)

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