COP22 - Ban Ki-moon appelle à "éliminer" les subventions aux énergies fossiles

15/11/16 à 18:16 - Mise à jour à 18:18

Source: Belga

(Belga) Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé mardi à Marrakech les Etats à éliminer les subventions aux énergies fossiles, énergies à l'origine d'une grande partie du réchauffement climatique.

COP22 - Ban Ki-moon appelle à "éliminer" les subventions aux énergies fossiles

COP22 - Ban Ki-moon appelle à "éliminer" les subventions aux énergies fossiles © BELGA

"J'appelle à l'élimination des subventions aux énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz, NDLR) afin d'accélérer la transition vers des énergies propres", a-t-il déclaré devant les délégations réunies à la 22e conférence climat de l'ONU (COP22). Le responsable de l'ONU, qui quitte ses fonctions fin décembre et assiste à sa 10e et dernière COP climat dans ses fonctions, a "appelé tous les pays à renforcer leur ambition en matière de réduction de gaz à effet de serre", et le secteur privé à "faire plus". Les subventions accordées chaque année aux énergies fossiles (allègements fiscaux, soutiens à l'activité pétrolière, etc.), ont dépassé 500 milliards de dollars (2010), selon l'OCDE et l'Agence internationale de l'énergie (AIE). "Nous n'avons pas le droit de jouer avec le sort des générations futures ou mettre en péril la survie des autres espèces qui partagent notre planète", a martelé M. Ban, en ouverture de la réunion des chefs d'Etat à Marrakech. Les engagements actuels, pris par les Etats dans le cadre de l'accord de Paris de fin 2015, "ne nous sortent pas de la zone de danger", a-t-il rappelé. Pour tenir l'objectif des 1,5°-2°C de réchauffement, les "émissions mondiales devront atteindre leur pic d'ici 2020 puis décliner rapidement", a-t-il rappelé. "Aujourd'hui plus de 150 millions de personnes habitent sur des terres qui pourront être submergées ou souffrir d'inondations chroniques dès ce siècle, générant potentiellement des vagues massives de migration et d'instabilité", a-t-il encore prévenu. Plus tôt dans la journée, le secrétaire général de l'ONU avait salué l'élan sans précédent qui a vu l'accord de Paris entrer en vigueur en un temps record -110 pays l'ont désormais ratifié- et qui voit les économies amorcer une transition vers un monde bas carbone. "Ce qui était un jour impensable est devenu inarrêtable", avait-il déclaré devant la presse, alors que l'élection de Donald Trump suscite de nombreuses craintes. Concernant le président américain élu, M. Ban a dit espérer que M. Trump comprendra "l'urgence de s'attaquer aux changements climatiques" et le fait que "des forces de marché" sont en marche vers un monde décarbonisé. (Belga)

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