Contrat de gestion de la RTBF: Philippot souhaite un statu quo en matière de diffusion de publicité à la RTBF

07/11/17 à 19:03 - Mise à jour à 19:05

Source: Belga

(Belga) L'administrateur général de la RTBF a plaidé mardi pour un statu quo en matière de diffusion de publicités sur les ondes de la RTBF durant les cinq années à venir.

"Nous ne souhaitons discuter ni à la hausse ni à la baisse le cadre publicitaire actuel", a indiqué Jean-Paul Philippot lors d'une nouvelle audition devant le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui planche sur le prochain contrat de gestion de la RTBF (2018-2022). Réduire ce volume, comme certains opérateurs ou représentants de la société civile l'ont suggéré lors d'auditions menées ces derniers mois par ce même parlement, ne permettra plus à la RTBF de mener pleinement ses missions, soutenir la création et préserver l'emploi, a-t-il averti. Devant les députés, M. Philippot a rappelé que les recettes publicitaires en télévision à la RTBF avaient baissé de 19% en dix ans hors inflation, ce qui a été compensé par des plans d'économies et une compression du personnel. Le patron de la Cité Reyers a aussi fermement démenti mardi que la RTBF brade d'une quelconque manière ses espaces publicitaires, comme certains concurrents l'affirment. "Ce n'est pas dans l'intérêt de la RTBF, dont le volume publicitaire est limité, de brader (les prix). Nous occupons une position minoritaire. Ce n'est donc pas nous qui faisons ce marché". Quant à l'impact de l'arrivée de TF1 sur le marché publicitaire belge, celui-ci entraînera une perte de recettes estimée à 5 millions d'euros pour la RTBF en 2018, un montant qui ne sera pas compensé par la Fédération. Ce manque à gagner représente l'emploi de 50 équivalents temps-plein, selon M. Philippot. Mais la RTBF n'a toutefois pas l'intention de licencier ou de revoir à la baisse ses productions pour autant l'an prochain, a-t-il assuré. Cette baisse de ressources sera absorbée par un gain d'efficacité, un meilleur partage de ses contenus et la monétisation de ceux-ci sur les plateformes numériques. "L'équation est compliquée. Les années qui viennent ne seront pas simples...". (Belga)

Nos partenaires