"Continuons" lance Di Rupo

07/12/13 à 15:43 - Mise à jour à 15:43

Source: Le Vif

Sans vouloir s'afficher à ce stade comme candidat Premier ministre aux élections de mai 2014, le chef du gouvernement sortant Elio Di Rupo appelle samedi dans une interview accordée au journal Le Soir à continuer le travail fourni par l'équipe en place, mettant en garde face à ceux qui, selon lui, pourraient mettre à mal la stabilité retrouvée.

"Continuons" lance Di Rupo

© Belga

"Bien sûr, notre travail n'est pas fini: le gouvernement a fait les fondations et les murs, avant de mettre le toit...", souligne Elio Di Rupo refusant toutefois de se prononcer sur une éventuelle reconduction car "on n'est pas candidat à la fonction de Premier ministre" et car "ce n'est pas l'heure de la campagne". Il l'avait déjà dit mardi, lors d'une conférence de presse, la Belgique est selon lui "stabilisée" alors qu'il y a deux ans "la question était de savoir si le pays allait tenir ou éclater". A présent, il va falloir poursuivre l'effort afin, notamment, de susciter la création d'activités et d'emplois, ajoute le Premier sortant. "Continuons", lance-t-il à six mois du scrutin.

Il faut "continuer la politique de rigueur, maintenir le pouvoir d'achat, aider la compétitivité des entreprises, et trouver des solutions dans tous les cas très difficiles, de pauvreté, de pertes d'emplois...", dit-il. Alors que la N-VA, principal parti du pays, reste installée confortablement dans les sondages même si les dernières trajectoires semblent orientées à la baisse, Elio Di Rupo rappelle n'avoir pas fait, en 2010, le choix de "l'éclatement" qui aurait "créé une instabilité dans tout le pays" et "appauvri toutes les populations". Il dit faire "confiance aux citoyens, ils ont plus de maturité politique qu'on ne le croit".
Face à certaines voix, écologistes et syndicales notamment, qui critiquent l'action du gouvernement qui aurait contribué à accroître la pauvreté, notamment en allongeant les carrières et en durcissant le système de chômage, le Premier ministre socialiste reconnaît que "des choses ont été difficiles, fruit d'un compromis" mais il demande d'analyser sa politique dans son ensemble, en tenant compte du rôle "conforté" de la Sécurité sociale, et du rejet des velléités en vue de la suppression de l'indexation automatique. Il souligne également la difficulté d'oeuvrer dans le cadre d'une politique européenne qu'il faudra remettre en question s'il fallait constater en 2014 qu'elle n'a pas permis de ramener la croissance. "Moi, je milite pour qu'on applique, à l'échelle européenne, la recette belge, avec rigueur budgétaire, préservation du pouvoir d'achat, soutien à l'économie", insiste-t-il. Enfin, sur le plan institutionnel, le Premier ministre reporte à la législature prochaine l'examen de l'opportunité de créer une circonscription électorale nationale qu'il continue cependant de défendre "à titre personnel". L'accord de gouvernement prévoyait qu'une commission parlementaire examinerait cette question. Ce sera "dans la prochaine législature", indique-t-il.

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