Conflit en Syrie - Une réunion en commission qui tourne court, faute de quorum

15/06/16 à 15:20 - Mise à jour à 15:20

Source: Belga

(Belga) La réunion des commissions de la Défense et des Relations extérieures a tourné court mercredi à la Chambre, la majorité n'étant pas parvenue à réunir suffisamment de députés pour assurer le quorum. La séance était pourtant consacrée à une résolution du parlement sur l'élargissement à la Syrie de la mission des F-16 engagés dans la lutte contre Daech.

Conflit en Syrie - Une réunion en commission qui tourne court, faute de quorum

Conflit en Syrie - Une réunion en commission qui tourne court, faute de quorum © BELGA

L'opposition a dénoncé la nonchalance de la majorité. "Ce sont des conditions indignes pour mener un tel débat. On a l'impression que, pour la majorité, il s'agit d'un acte du pure forme", a dénoncé Georges Dallemagne (cdH) dans les couloirs de l'assemblée, déplorant au passage l'absence d'un représentant du gouvernement. Même son de cloche au PS: "Cette matinée qui aurait pu se dérouler de manière constructive, avec des explications claires sur les intentions de la majorité, s'est vite transformée en mauvais vaudeville", a regretté Sebastian Pirlot. Sur le fond, des objections ont été formulées à propos de la base juridique retenue par le gouvernement, soit la résolution 2249 du conseil de sécurité des Nations Unies et l'article 51 de la Charte des Nations-Unies. A entendre Dirk Van der Maelen (sp.a), invoquant l'analyse du professeur de droit international Jan Wouters, ces textes ne peuvent légitimer une intervention en Syrie. L'obstacle majeur est l'absence de requête formulée par les autorités officielles syriennes. La seule option du bombardement suscite également de grandes réserves. "Les bombardements ne répondent pas à l'enjeu d'attraction de Daech. Au contraire, ils amplifient son discours et son récit", a fait remarquer Benoît Hellings (Ecolo). Une opinion contestée dans la majorité: la résolution insiste sur des initiatives diplomatiques, économiques et humanitaires pour trouver une solution durable à la crise. La réunion ayant été reportée, la résolution de la majorité n'a pas été mise au vote. Le soutien d'une partie de l'opposition n'est pas exclu. M. Dallemagne avait déposé dès le mois de janvier une proposition de résolution sur le sujet. Personne ne remet en cause le principe d'une intervention militaire contre Daech, a-t-il fait remarquer. (Belga)

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