Conflit en Syrie - Obama et Poutine ont évoqué "le retrait partiel" des forces russes

15/03/16 à 00:54 - Mise à jour à 00:54

Source: Belga

(Belga) Le président des Etats-Unis Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine ont évoqué par téléphone "le retrait partiel" des forces russes de Syrie annoncé lundi par le Kremlin à la surprise générale, selon la Maison Blanche.

Conflit en Syrie - Obama et Poutine ont évoqué "le retrait partiel" des forces russes

Conflit en Syrie - Obama et Poutine ont évoqué "le retrait partiel" des forces russes © BELGA

Les deux dirigeants ont discuté "de l'annonce du président Poutine d'un retrait partiel des forces russes de Syrie et des prochaines étapes nécessaires pour mettre pleinement en oeuvre la cessation des hostilités", a indiqué l'exécutif américain dans un communiqué qui reste évasif sur la nature des discussions. Lors de cet appel téléphonique, M. Obama a salué la baisse des violences en Syrie mais souligné que "la poursuite des actions offensives des forces du régime syrien" risquait d'affaiblir à la fois la cessation des hostilités et le processus de négociation menée par l'ONU. Le président américain a aussi souligné les progrès enregistrés sur l'aide humanitaire mais insisté sur la nécessité pour Damas d'autoriser "un accès complet" à l'acheminement de l'aide humanitaire dans les zones concernées par l'accord, en particulier à la ville rebelle de Daraya près de Damas. M. Obama a une nouvelle fois souligné qu'une "transition politique" était indispensable pour mettre fin aux violences en Syrie. L'annonce surprise de M. Poutine intervient au moment où a débuté à Genève un nouveau cycle de négociations entre des représentants du président Bachar al-Assad et de la très hétéroclite opposition syrienne. La force de frappe russe a permis à l'armée syrienne d'engranger des victoires alors qu'elle se trouvait en mauvaise posture l'été dernier. Selon le chef du Kremlin, les forces ont rempli leur mission en Syrie. M. Poutine a indiqué espérer que ce retrait serait un "stimulant" pour la bonne tenue des négociations à Genève. Les Occidentaux ont toutefois accusé la Russie de privilégier, notamment durant les premiers mois, des frappes sur les rebelles plutôt que sur les organisations djihadistes Etat islamique et Front al-Nosra. (Belga)

Nos partenaires