Conflit en Syrie - Nouvelles violations du cessez-le-feu, l'ONU espère une "résolution" des "incidents"

06/01/17 à 01:49 - Mise à jour à 01:50

Source: Belga

(Belga) Les affrontements entre forces syriennes progouvernementales et rebelles se sont poursuivis jeudi près de Damas, malgré la trêve officiellement instaurée dans la nuit du 29 au 30 décembre dernier dans ce conflit qui a déjà fait plus de 310.000 morts et des millions de réfugiés depuis mars 2011. Or, la réussite des négociations de paix qui doivent débuter fin janvier à Astana, au Kazakhstan, dépendra fortement de la "consolidation" de la cessation des hostilités, a souligné l'ONU jeudi soir.

"Il y a des incidents, nous les connaissons, nous en sommes informés", a développé Staffan de Mistura, envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie. "Et nous essayons et espérons que les deux garants", la Turquie et la Russie, "réussiront à les résoudre". Les attentes sont grandes en ce qui concerne le rôle que doivent avoir les deux pays pour pousser au respect réel du cessez-le-feu, côté régime pour la Russie, côté rebelles pour la Turquie, a souligné Staffan de Mistura. Le Groupe de travail sur l'accès humanitaire a par ailleurs fait un "bilan" de l'année 2016, où les villes assiégées de Syrie et la difficulté d'y atteindre les populations civiles prises au piège ont régulièrement fait l'actualité. Selon l'ONU, elle a, avec ses partenaires, réussi malgré tout "à atteindre 1,3 millions de personnes par-delà les lignes de front et à subvenir à 21% des besoins des populations dans les zones assiégés, une nette amélioration par rapport à 2015 où le taux n'était que de 1%". Jeudi, un attentat à la voiture piégée a fait une dizaine de morts dans un fief du régime. "Des combats se poursuivent entre d'un côté les troupes du régime et son allié du Hezbollah libanais, et de l'autre des groupes rebelles et des combattants de Fateh al-Cham (ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) dans la région de Wadi Barada", un secteur-clé qui comprend les principales sources d'approvisionnement en eau potable de Damas, la capitale, a aussi indiqué le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. (Belga)

Nos partenaires

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience d'utilisateur. En continuant à surfer, vous acceptez notre politique de cookies. Plus d'infos