Conflit en Syrie - Les rebelles ont démenti recevoir une aide russe

17/12/15 à 16:50 - Mise à jour à 16:50

Source: Belga

(Belga) Les rebelles syriens ont démenti jeudi recevoir une aide de Moscou, peu après que le président russe Vladimir Poutine eut fait état d'une telle assistance à des groupes armés d'opposition.

Conflit en Syrie - Les rebelles ont démenti recevoir une aide russe

Conflit en Syrie - Les rebelles ont démenti recevoir une aide russe © BELGA

Le chef de l'État russe a affirmé jeudi que son pays était "en contact" en Syrie avec des composantes de l'opposition "qui veulent combattre contre le groupe Etat islamique (EI) et qui le font" et que son aviation soutenait le régime, mais aussi l'opposition armée. Des affirmations aussitôt démenties par les insurgés. Assaad Hanna, membre du bureau politique de la Division du nord, coalition de plusieurs groupes rebelles, a affirmé que les propos de M. Poutine étaient "totalement mensongers". "Le gouvernement (russe) cherche à susciter des scissions au sein de l'Armée syrienne libre (ASL) en colportant des rumeurs sur une collaboration avec les Russes", a déclaré M. Hanna, qui se trouve en Syrie. Selon lui, les insurgés ont publié plusieurs communiqués "démentant ces allégations". La Russie mène depuis près de trois mois des raids aériens pour appuyer le président syrien Bachar al-Assad qui fait face à une lutte armée visant à le renverser. Elle dit viser les "groupes terroristes", dont les djihadistes de l'EI. La semaine dernière, M. Poutine avait affirmé que son pays aidait 5.000 combattants de l'ASL avec des armes et en effectuant des raids aériens. "C'est un mensonge. Il n'existe pas de relations entre nous et eux (les Russes)", avait dit Ahmad Saoud, le porte-parole de la Division 13 de l'ASL, une formation rebelle soutenue par les États-Unis combattant les forces du régime et l'EI. Le général Ahmad Berri, présenté comme le chef d'état-major de l'ASL, avait déjà déclaré que les propos russes ne contenaient pas "une once de vérité". Dans un communiqué publié mercredi par la Coalition nationale de l'opposition, M. Berri a martelé que la majorité des frappes russes visait des rebelles non extrémistes et non pas les djihadistes. Il a en revanche accusé les Unités de protection du peuple kurde (YPG) de recevoir une aide de la Russie. Selon lui, des hélicoptères russes ont livré "des équipements et une aide logistique" aux YPG à trois reprises dans la province septentrionale d'Alep. Les YPG sont la principale force armée dans les régions kurdes. (Belga)

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