Conflit en Syrie - Il faut négocier en dépit des bombardements

02/02/16 à 22:56 - Mise à jour à 22:56

Source: Belga

(Belga) L'opposition syrienne doit poursuivre les négociations à Genève en dépit des bombardements russes intenses sur leurs positions, a déclaré mardi à Rome le secrétaire d'Etat américain John Kerry.

Un cessez-le-feu pourrait être rapidement mis en oeuvre si toutes les parties acceptaient de s'asseoir à la table de négociations, a-t-il assuré devant la presse, à l'issue d'une réunion dans la capitale italienne de la coalition internationale contre l'organisation de l'Etat islamique (EI). Les discussions de Genève sur la Syrie prenaient l'eau de toutes parts mardi, le régime affirmant ne pas avoir de partenaire pour négocier, tandis que l'opposition exigeait de nouveau des mesures immédiates en faveur des civils et accusait la communauté internationale d'être totalement "aveugle" face à la tragédie syrienne. M. Kerry, interrogé sur les frappes russes, a reconnu qu'il était difficile d'accepter l'idée d'une opposition assise à la table de négociations pendant qu'on continue à la bombarder. L'accord conclu sous les auspices des Nations unies sur la Syrie prévoit néanmoins que "lorsque le dialogue politique commence, alors il y a un cessez-le-feu. L'espoir, l'attente est que cela ne prenne pas trop de temps", a expliqué M. Kerry. Ce dernier a souligné que la Russie avait accepté la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU prévoyant ce cessez-le-feu dès le début d'une négociation politique sur l'avenir de la Syrie. "Un cessez-le-feu doit être faisable. Les Russes peuvent contrôler les avions russes. Les Russes avec les Iraniens, parce qu'ils soutiennent (le président syrien Bashar) al-Assad, peuvent contrôler les avions" syriens, a-t-il expliqué. Dans la mesure où des négociations sous l'égide de l'ONU sont en cours à Genève, "il faut que les bombardements s'arrêtent", avait indiqué plus tôt le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, également présent à Rome. "On ne peut pas bombarder en Syrie et discuter à Genève", avait-t-il encore jugé, en faisant explicitement allusion à la Russie. (Belga)

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