Conflit en Syrie - Début à Alep d'une nouvelle trêve "humanitaire" décrétée par Moscou

04/11/16 à 08:50 - Mise à jour à 08:53

Source: Belga

(Belga) Une nouvelle "pause humanitaire" de dix heures décrétée par la Russie, alliée du régime syrien, est entrée en vigueur vendredi matin dans la métropole divisée d'Alep, une initiative qui risque de se révéler infructueuse après l'échec d'une première trêve similaire.

Conflit en Syrie - Début à Alep d'une nouvelle trêve "humanitaire" décrétée par Moscou

Conflit en Syrie - Début à Alep d'une nouvelle trêve "humanitaire" décrétée par Moscou © BELGA

Une première trêve "humanitaire" unilatérale de trois jours mise en place à Alep par les armées russe et syrienne, qui prévoyait l'arrêt de tous les tirs dans la ville, a expiré le 22 octobre sans avoir permis l'évacuation de civils et de blessés ni le retrait des combattants des quartiers est d'Alep, aux mains de la rébellion. Huit couloirs humanitaires créés à ces fins sont restés quasiment déserts. Après l'annonce de la nouvelle trêve mercredi, Yasser Al-Youssef, un responsable du groupe rebelle Noureddine Zinki, avait dénoncé une nouvelle initative "sans valeur". "La Russie n'a respecté aucune des initiatives qu'elle a lancées", a-t-il affirmé, dénonçant "une instrumentalisation politique et médiatique pour alléger les pressions internationales qui pèsent sur Moscou". "Cette annonce n'a aucune valeur et nous ne sommes pas concernés", avait-il ajouté. "Nous ne faisons pas confiance aux Russes". De son côté, l'ONU avait réagi à l'annonce russe en affirmant que "les opérations humanitaires ne pouvaient pas être subordonnées à des initiatives politiques ou militaires". La Russie a stoppé toutes ses frappes aériennes sur les quartiers est-d'Alep depuis le 18 octobre. La trêve intervient alors que les rebelles ont lancé le 28 octobre une vaste offensive partie de l'extérieur de la ville, côté ouest, pour tenter de briser le siège imposé par le régime de Bachar al-Assad aux quartiers est. Plus de 250.000 personnes vivent dans ces quartiers, privées d'aide humanitaire depuis juillet et menacées de pénurie alimentaire selon l'ONU. (Belga)

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