Communauté métropolitaine : tensions au sein du gouvernement flamand

11/03/13 à 15:27 - Mise à jour à 15:27

Source: Le Vif

Le gouvernement flamand répondra positivement à l'invitation du gouvernement bruxellois de plancher sur la rédaction d'un accord de coopération organisant la future Communauté métropolitaine prévue par la réforme de l'État. Toutefois, le gouvernement Peeters fait savoir qu'il faudra, lors de la conclusion de l'accord, tenir compte des procédures en cours à la Cour constitutionnelle, à l'instigation de communes s'opposant à la qualité de "membre de droit" de ladite Communauté octroyée à l'ensemble des localités de Bruxelles et de ses alentours.

Communauté métropolitaine : tensions au sein du gouvernement flamand

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La Communauté métropolitaine est censée regrouper les trois Régions du pays ainsi que l'ensemble des communes de l'ancien Brabant. Créée en vertu de la réforme de l'État octopartite, cette nouvelle institution, rejetée par la N-VA, est source de tensions au sein du gouvernement flamand. Les nationalistes y voient une extension de Bruxelles et une nouvelle opportunité de franciser un peu plus la périphérie.

La N-VA dépose des motions contre la Communauté métropolitaine dans les communes du Brabant flamand, le CD&V et le sp.a dénonçant une campagne de "désinformation". Ces deux partis ont demandé que le gouvernement flamand, au sein duquel ils se trouvent en partenariat avec la N-VA, adopte une position clairement définie.

Après quelques jours de tergiversations, l'équipe Peeters est sortie du bois. "Le gouvernement flamand est partisan d'une concertation avec les autres Régions à propos d'enjeux extrafrontaliers", a-t-il fait savoir. Et "le gouvernement flamand répondra certainement positivement à l'invitation de la Région Bruxelles-Capitale à s'asseoir autour de la table à propos d'un accord de coopération. Le gouvernement s'y préparera, en délimitant les compétences régionales pouvant faire l'objet d'une telle concertation", a-t-il précisé.

La N-VA a obtenu de l'exécutif flamand qu'il tienne compte des procédures enclenchées par différentes communes comme celle d'Overijse qui contestent auprès de la Cour constitutionnelle la qualité des communes de l'ex-Brabant à intégrer la Communauté métropolitaine comme "membre de droit".

Avec la N-VA, pas d'accord sans un arrêt de la Cour Constitutionnelle Le gouvernement flamand dont la N-VA fait partie ne conclura aucun accord de coopération sur la Communauté métropolitaine tant que la Cour Constitutionnelle ne se sera pas prononcée à ce sujet, a affirmé lundi le Vice-président de la N-VA Ben Weyts. Pour le député nationaliste flamand, "le CD&V tente de vendre une défaite comme si c'était une victoire".

Le député flamand du CD&V, Eric Van Rompuy a reproché à la N-VA de jouer avec le feu en périphérie et de désinformer le public. Il a exigé que le gouvernement flamand prenne clairement position dans ce dossier.

"Pour Eric Van Rompuy, il n'y avait pas de problème; pour le gouvernement flamand, il y en a clairement un", a affirmé lundi Ben Weyts. Selon lui, plusieurs sections locales brabançonnes du CD&V et de l'Open VLD sont clairement contre la Communauté urbaine.

"Si au final, il devait quand même y avoir un accord de coopération, alors, mieux vaut le faire là où la N-VA est aux commandes, car avec Van Rompuy and Co, cela aurait déjà été fait depuis longtemps, sans condition, et sans limites", a-t-il conclu.

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