Comment l'école fait-elle face à la menace terroriste ?

01/09/16 à 10:44 - Mise à jour à 10:43

Source: Le Vif/l'express

Face au risque, les établissements scolaires ont pris des initiatives pour sécuriser leurs murs : caméras, vigiles, grilles à fermerture automatique.... Mais leur protection tourne parfois au casse-tête : manque de moyens et de formations, sentiment d'isolement chez les directeurs d'école, recommandations inadaptées. Enquête.

Une menace, tout le temps, partout, et même à l'école. Philippe Houyoux, commissaire de police au sein du peloton antibanditisme (PAB) de Liège, désigne clairement l'école comme une "cible potentielle" pour les intrusions terroristes. "Nous sommes conscients que les institutions scolaires figurent parmi les "lieux sensibles", au même titre que les centres commerciaux, les gares, les églises... dès lors qu'elles rassemblent des individus." Par conséquent, comment la sécurité a-t-elle été renforcée dans les 2 600 établissements scolaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles ? Parmi les usages et règles qui devront, cette année, trouver leur place dans les écoles, rien de neuf. Les préconisations ont été listées dans une circulaire du 19 juin dernier qui reprend, pour la plupart, des éléments déjà mentionnés dans un courrier diffusé après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris : contrôle accru à l'entrée des établissements, attroupements limités devant les grilles, création de "safe rooms", pièces où les élèves et les enseignants pourraient se protéger en cas d'incident... La circulaire de rentrée, que Marie-Martine Schyns a adressée aux directions d'écoles, devrait se limiter à rappeler le maintien au niveau 3, soit une menace "grave, possible et vraisemblable". "Les pouvoirs organisateurs (NDLR : PO, les employeurs des professeurs et des directeurs) ont pris des initiatives", répond-on au cabinet de la ministre de l'Enseignement.
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