Colombie: le président Santos exige une date pour le désarmement des Farc

29/03/16 à 05:39 - Mise à jour à 05:39

Source: Belga

(Belga) Le président colombien Juan Manuel Santos a exigé lundi que la guérilla des Farc donne une "date fixe" de dépôt des armes afin de pouvoir signer un accord de paix, en négociation depuis plus de trois ans à Cuba.

Colombie: le président Santos exige une date pour le désarmement des Farc

Colombie: le président Santos exige une date pour le désarmement des Farc © BELGA

"Le gouvernement exige une date fixe, précise et claire de fin du processus de désarmement", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une allocution au palais présidentiel Nariño, à Bogota. "Cette date ne peut rester ouverte sous aucun motif", a souligné M. Santos, apparu au côté des négociateurs du gouvernement colombien à La Havane. En septembre dernier, le gouvernement et la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) avaient déclaré, dans un communiqué conjoint, que le dépôt des armes "devrait débuter au plus tard dans les 60 jours après la signature de l'accord final", mais n'avaient pas fixé de durée. Selon M. Santos, l'absence de date limite pour la fin du désarmement a été l'une des raisons de la non signature de l'accord de paix. Une signature initialement prévue d'ici au 23 mars par le président lui-même et le chef des Farc, Timoleon Jimenez alias "Timochenko", lors de leur rencontre historique en septembre à Cuba. Lundi, le chef de l'Etat a réaffirmé qu'il n'était pas envisageable que les guérilleros se lancent dans la politique en étant encore armés. "Le gouvernement exige que les Farc aient déposé les armes (...) pour pouvoir faire de la politique et circuler sur le territoire national", a-t-il dit. Depuis le début des pourparlers de paix en novembre 2012 visant à mettre un terme à plus de 50 ans de conflit armé, les parties ont signé plusieurs agréments intermédiaires (réforme agraire, lutte contre le trafic de drogue, participation politique des guérilleros, réparations aux victimes). Mais il leur reste à se mettre d'accord sur les modalités d'un cessez-le-feu bilatéral, du désarmement des quelque 7.000 combattants des Farc et de la ratification d'un éventuel accord de paix. Les Farc avaient estimé mi-mars que la discussion était "freinée" en raison de la volonté du gouvernement d'associer leur "reddition inconditionnelle" au cessez-le-feu bilatéral. "Il s'agit d'un processus de paix et non de la démobilisation d'une guérilla", avait alors déclaré l'un des négociateurs, Carlos Lozada. (Belga)

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