Colombie: le chef des Farc invite Uribe à discuter de "l'avenir" du pays

15/05/16 à 06:15 - Mise à jour à 06:15

Source: Belga

(Belga) Le chef suprême des Farc, Timoleon Jiménez, a invité samedi l'ex-président colombien Alvaro Uribe, farouche opposant aux pourparlers de paix avec la guérilla, à discuter de "l'avenir" du pays et mettre de côté "fiertés" et "haine" qui ne mènent "nulle part".

Colombie: le chef des Farc invite Uribe à discuter de "l'avenir" du pays

Colombie: le chef des Farc invite Uribe à discuter de "l'avenir" du pays © BELGA

"Président Uribe, nous sommes prêts à discuter calmement avec vous à propos de l'avenir de notre nation", à "La Havane (où se déroulent les pourparlers de paix) ou quelque part en Colombie où vous préférez, en comptant bien sûr sur des garanties de sécurité pour notre transfert", a écrit Jiménez alias "Timochenko" dans une lettre adressée à Uribe et publiée par les Farc sur un site de leur délégation dédié au processus de paix. "Donnez-moi votre main, nous tendons la nôtre avec un rameau d'olivier. La paix mérite qu'on laisse derrière nos fiertés", a-t-il ajouté, soulignant que "la haine ne mène nulle part". Le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) a également réagi aux déclarations d'Uribe qui a proposé mercredi d'opposer une "résistance civile" à un accord éventuel entre le gouvernement actuel et la guérilla et estime que c'est "contraire à la paix". Alvaro Uribe, sénateur de droite et qui a dirigé la Colombie de 2002 à 2010, est l'opposant le plus virulent au gouvernement du président Juan Manuel Santos, qui a été son ministre de la Défense au moment de la grande offensive contre les groupes rebelles. Les deux hommes se sont éloignés lorsque l'actuel chef de l'Etat a approché la guérilla afin de négocier la paix. Jeudi, les parties ont convenu d'inscrire le futur accord de paix dans la constitution pour garantir sa bonne application. La guérilla a appelé de son côté vendredi les Colombiens à se préparer à célébrer la fin d'un conflit armé de plus d'un demi-siècle. Ce conflit complexe a impliqué au fil des décennies guérillas d'extrême-gauche, milices paramilitaires d'extrême-droite et forces armées, sur fond de violences des narco-trafiquants faisant au moins 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,8 millions de déplacés. (Belga)

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