Collectif Down-Sec: le mineur de la région namuroise avoue être lié à l'affaire

22/04/16 à 19:45 - Mise à jour à 19:45

Source: Belga

(Belga) L'un des deux mineurs d'âge, originaire de la région namuroise, interpellé jeudi matin par la police judiciaire, dans le cadre des perquisitions visant le collectif de hackers Down-Sec, a avoué, lors de son audition devant le parquet de Namur, être lié aux faits de hackage et de piratage informatique, a indiqué vendredi le procureur du Roi de Namur. Ne s'agissant pas d'actes de violence physique, le jeune garçon, scolarisé, a pour le moment été relâché, en attendant son procès, devant le tribunal de la jeunesse.

Collectif Down-Sec: le mineur de la région namuroise avoue être lié à l'affaire

Collectif Down-Sec: le mineur de la région namuroise avoue être lié à l'affaire © BELGA

Jeudi matin, la police judiciaire fédérale a interpellé quatre membres présumés du collectif de hackers Down-Sec. Des perquisitions ont été menées à Liège lors desquelles du matériel informatique a été saisi. Deux des individus sont majeurs et ont été mis à la disposition du parquet bruxellois. Après avoir été entendus, ils ont ensuite été relâchés. Les deux autres sont mineurs: l'un est liégeois et a été relaxé vendredi, l'autre est namurois et a été entendu vendredi puis relaché en attendant sa comparution devant le tribunal de la jeunesse. Le collectif Down-Sec a effectué plusieurs piratages au cours des derniers mois: BNP Paribas Fortis, l'agence de contrôle nucléaire (AFCN), le SPF Intérieur... L'organisation a également joué un rôle prédominant dans l'enquête sur le suicide de Madison, adolescente de 14 ans, à Herstal début février. La jeune fille aurait été moquée par des camarades et Down-Sec menaçait de divulguer leurs noms si l'enquête n'avançait pas assez vite à son goût. Dans la foulée, plusieurs sites des autorités fédérales et wallonnes ont été attaqués et les noms de mineurs, accusés par Down-Sec d'être responsables de la mort de Madison, ont effectivement été diffusés sur internet fin février. Le parquet de Liège, qui enquête sur le suicide de l'adolescente, a indiqué que les éléments et témoignages n'induisaient a priori pas qu'elle avait été harcelée. (Belga)

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