Cinq choses qui ont surpris lors des débats au Parlement

17/10/14 à 11:16 - Mise à jour à 11:41

Source: Knack

Ce sont des débats houleux qui ont ouvert le bal du gouvernement Michel. Cela ne l'a pas empêché d'obtenir cette nuit la confiance du parlement. Voici cinq choses qui ont surpris nos confrères flamands lors de ces jours marathon.

Cinq choses qui ont surpris lors des débats au Parlement

/ © Belga

Onkelinx, de la fougue au calme

Si dans un premier temps, elle est montée au créneau, telle une pasionaria, en assurant le spectacle, elle a retrouvé son calme le dernier jour des débats. Était-ce de la fatigue, un accord secret entre les présidents de faction ou tout simplement "reculer pour mieux sauter" ? Seul le temps le dira.

/

/ © Belga

Le PS semble en tous cas avoir appris de la N-VA. En réagissant de manière bruyante, le PS applique une technique qui a fait les beaux jours du parti flamand. Il profite de sa suprématie physique pour remporter le débat sur le fond, mais aussi au niveau des décibels. Si dans un premier temps le reste de l'opposition semblait avoir été écrasée numériquement par le PS qui n'a pas laissé filer une occasion d'attaquer le MR, les autres partis de l'opposition ont suivi le mouvement, à l'exemple de Kristof Calvo (Groen) qui a compliqué la tâche de Siegfried Bracke, comme les interventions de Marco Van Hees et Raoul Hedebouw du PVDA-PTB.

Un Charles Michel qui a retrouvé du poil de la bête

/

/ © Belga

Lors de l'ouverture des débats, Charles Michel paraissait presque mal à l'aise et hésitant. Il a pourtant réussi à s'imposer davantage par la suite en s'incrustant au perchoir et en répondant vertement aux attaques, même les plus virulentes, d'Onkelinx. Si ces deux-là persévèrent dans la même voie, cela promet encore de nombreuses étincelles. Ce qui a aussi surpris c'est l'enthousiasme des politiques flamands envers les sorties de notre nouveau premier ministre. Di Rupo devait faire des pieds et des mains pour obtenir des applaudissements polis. Son successeur aura à plusieurs reprises droit à une salve soutenue d'applaudissements, notamment des membres de la N-VA, très enthousiastes de se retrouver dans le "bon" camp.

Le baptême du feu de Francken

Theo Francken

Theo Francken © Belga

Théo Francken s'était probablement imaginé autrement ses premiers jours comme secrétaire d'État. Même s'il s'est excusé, la sobriété de ses excuses en a laissé plusieurs sur leur faim. Ce qui n'a pas empêché le nouveau secrétaire de l'asile et de l'immigration d'exposer son programme pour les cinq ans à venir en évitant les sujets qui fâchent. Ce n'est un secret pour personne qu'au MR on prie pour que plus rien ne sorte désormais du placard.

Siegfried Bracke n'est pas (encore) Jan Peumans

/

/ © Belga

Siegfried Bracke le tout nouveau président de la chambre semble avoir eu du mal à prendre ses marques. Si lors des débats télévisés il se sentait comme un poisson dans l'eau, il est évident que le changement de fonction lui pèse. Il y a un monde avec son prédécesseur André Flahaut qui restait d'un calme olympien et répondait de façon laconique. De même qu'il n'a pas l'autorité d'un Patrick Dewael. Les imiter n'est cependant pas une bonne idée. Il ferait mieux de s'inspirer de son collègue et membre du même parti Jan Peumans qui occupe le même poste au gouvernement flamand. Il veille, en tant que membre d'un parti de la majorité, de manière impartiale aux droits de l'opposition et n'hésite pas à mettre le parlement au centre des débats.

Les tenues colorées de Daniel Senesael

Daniel Senesael

Daniel Senesael © Belga

Elus PS, Daniel Senesael aime les tenues bariolées. Il est venu au parlement en rouge pétant, en bleu piquant et le dernier jour, plus sobrement, en blanc. Le bourgmestre d'Estaimpuis, la commune de Gerard Depardieu, avait quelques jours plutôt prêté serment dans un costume rose. La vie en technicolor donc.

En savoir plus sur:

Nos partenaires