Chômage : l'Onem a sanctionné 25.579 personnes en 2011

09/03/12 à 07:03 - Mise à jour à 07:03

Source: Le Vif

Le nombre d'exclusions du chômage pour insuffisance de démarches en vue de trouver un emploi a baissé de 3,8 pc l'an dernier, passant de 5.666 en 2010 à 5.450 en 2011, selon des chiffres de l'Office national de l'emploi (Onem).

Chômage : l'Onem a sanctionné 25.579 personnes en 2011

© Image Globe

C'est en Wallonie qu'il y a eu le plus d'exclus: 3.276, contre 1.317 en Flandre et 857 à Bruxelles. On s'éloigne du pic de 2009 (6.601 exclusions), année-record à ce niveau depuis l'instauration du système en 2005, annoncent Le Soir et Het Laatste Nieuws.

La ministre de l'Emploi Monica De Coninck (sp.a) qualifie la baisse de bonne nouvelle, l'objectif n'étant pas l'exclusion mais la prise de conscience par le chômeur des efforts à fournir. Elle estime aussi que l'accompagnement individualisé instauré depuis peu en Wallonie devrait avoir un impact positif dans les prochains mois.

Si l'on ajoute les autres sanctions possibles (suspension ou réduction d'allocations), on constate également une diminution, de 7 pc (25.579 sanctions au total l'an dernier).

Ce sont ainsi 3,8 pc des chômeurs qui auront subi une sanction en 2011 (4,7 pc des chômeurs wallons, 3,9 pc à Bruxelles et 2,5 pc en Flandre).

Une étude de l'Onem démontre que la crainte de la sanction pousse les chômeurs à retrouver du travail, ajoutent les deux quotidiens. Après avoir reçu la première lettre d'avertissement, 16 pc des chômeurs retrouvent du travail dans les six mois, mais le lien causal reste difficile à démontrer.

La remise à l'emploi "explose" après la menace de sanction: après un troisième entretien négatif (un an et demi sans emploi), 21,8 pc des chômeurs qui risquent donc l'exclusion retrouvent un emploi. En revanche, parmi ceux qui ont eu une évaluation positive et ne risquent donc rien, seul 2,5 pc retrouvent un emploi.

L'étude relève en outre qu'avant l'exclusion, un tiers des chômeurs se tournent vers l'aide sociale. La procédure d'activation fait donc peser une charge financière sur les CPAS même avant l'exclusion, relève Le Soir.

Avec Belga

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