Child Focus confrontée pour la première fois au phénomène de "sextortion"

18/05/16 à 14:29 - Mise à jour à 15:54

Source: Belga

Child Focus a reçu l'an dernier 17 signalements de sextortion, dont onze concernaient des victimes mineures, a pointé mercredi Heidi De Pauw, directrice générale, lors de la présentation du rapport annuel de l'organisation. C'est la première fois que celle-ci était confrontée à ce phénomène, dont le nom est composé des termes anglais "sex" et "extortion".

Child Focus confrontée pour la première fois au phénomène de "sextortion"

© istock

Il s'agit de cas où des jeunes échangent des photos ou vidéos d'eux dénudés avec des personnes malintentionnées, qui leur demandent ensuite de l'argent sous peine de diffuser les fichiers. Onze signalements se rapportaient à des victimes mineures. Dans cinq cas, le mineur a lui-même pris la peine de contacter Child Focus, et les parents ont demandé l'aide de la structure dans les six autres cas.

Les victimes sont le plus souvent des garçons âgés entre 14 et 17 ans. Au total, 240 dossiers "e-safety" ont été ouverts en 2015, relatifs à la sécurité en ligne. Il s'agit d'une augmentation considérable par rapport à 2014 (160), note Child Focus.

Sur ces 240 dossiers, 125 concernaient une atteinte à l'intégrité sexuelle d'enfants en lien avec les technologies de l'information et de la communication (TIC). Outre le phénomène de sextortion, ceux de sexting et de grooming sont également répandus. Le sexting, qui était l'objet de la moitié de ces 125 dossiers, se réfère aux jeunes qui envoient des photos d'eux dénudés par SMS ou mail par exemple.

Le grooming désigne quant à lui un adulte "qui sollicite un mineur sur internet avec des intentions sexuelles. L'année dernière, 31 dossiers relatifs à ce cas de figure ont été ouverts, soit moins qu'en 2014 (43). L'âge des victimes, qui sont majoritairement des filles, varie entre 6 et 17 ans. Child Focus insiste sur la nécessité de poursuivre les efforts sur le plan de la sensibilisation, et rappelle la règle qui est de ne "jamais payer mais toujours se rendre à la police, même s'il faut surmonter un sentiment de honte ou de culpabilité".

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