Charles Picqué appelle à ne pas oublier le Plan B pour la Belgique

08/09/12 à 18:06 - Mise à jour à 18:06

Source: Le Vif

Le ministre-président bruxellois Charles Picqué (PS) a appelé lors de l'émission Le Grand Oral de la RTBF-Le Soir diffusé samedi les responsables politiques francophones à ne pas oublier trop vite le plan B pour la Belgique.

Charles Picqué appelle à ne pas oublier le Plan B pour la Belgique

© Belga

"Le plan B ne nous a jamais quittés. Comment voulez-vous que du côté francophone on oublie la nécessité de penser, sans plaisir et enthousiasme, à un plan B alors que les Flamands les plus influents annoncent eux carrément un plan B"? , affirme-t-il.

M. Picqué estime toutefois que l'ensemble du milieu politique francophone ne pense pas assez à ce Plan B. "Peut-être que certains ont encore l'illusion aujourd'hui de sauver le pays", a-t-il poursuivi.

Toujours à propos de ce Plan, le ministre-président suggère qu'après les élections communales, les responsables des partis francophones se retrouvent et puissent déterminer une "méthodologie de travail un peu plus ambitieuse" entre autres en raison du facteur temps. "Ca va peut-être plus vite qu'on ne pensait" et la conjoncture

économique ne nous aide pas et pourrait convaincre un peu plus certains Flamands d'opter pour l'autonomie, a-t-il commenté.

M. Picqué a par ailleurs laissé entendre qu'il pourrait quitter la tête de la Région bruxelloise avant octobre 2013. "Je ne peux pas imaginer que ce soit toujours moi qui fasse la déclaration de politique générale de la dernière session parlementaire avant les élections régionales" de 2014.

Il trouve par ailleurs qu'il serait sage que le candidat ministre-président puisse, avant le scrutin régional, dévoiler ses intentions dans une déclaration de politique générale et ainsi être mis en quelque sorte "sur une rampe de lancement".

M. Picqué n'a avancé aucun nom quant à un favori éventuel. Il s'est contenté de préciser que, pour remplir la fonction, il fallait "aimer l'enjeu urbain dans le statut ingrat d'une ville-capitale confrontée à d'énormes problèmes, dans un Etat qui est en train de se démanteler et qui n'a pour sa capitale qu'une affection relative".

Levif.be avec Belga

Nos partenaires