Charles Picqué alerte le gouvernement fédéral sur la surcharge des polices locales

17/05/16 à 16:42 - Mise à jour à 16:42

Source: Belga

(Belga) Après la manifestation en soutien aux agents pénitentiaires mardi matin, le bourgmestre de Saint-Gilles Charles Picqué (PS) appelle une nouvelle fois le gouvernement fédéral à se saisir du dossier. Sa "non-gestion" a des conséquences désastreuses sur les forces de polices locales, alerte-t-il.

Charles Picqué alerte le gouvernement fédéral sur la surcharge des polices locales

Charles Picqué alerte le gouvernement fédéral sur la surcharge des polices locales © BELGA

Depuis le début de la grève des gardiens de prison le 25 avril dernier, Charles Picqué et son homologue de Forest Marc-Jean Ghyssel ont alerté à plusieurs reprises le gouvernement fédéral sur la situation chaotique qui règne dans les prisons de Forest et de Saint-Gilles. La grève implique de mobiliser des polices locales déjà surchargées. Pour le bourgmestre de Saint-Gilles, les missions locales de sécurité et de service aux citoyens sont en danger. Celui qui est aussi président du parlement bruxellois rappelle que les policiers sont déjà très fortement sollicités dans le cadre des mesures de sécurité subséquentes au niveau 3 d'alerte terrorriste défini par l'Ocam. Ils sont aussi mis à contribution pour le "plan Canal" destiné à lutter contre le radicalisme. Concrètement, les zones locales doivent mettre en place de nombreuses mesures qui rognent leurs capacités humaines et opérationnelles. Ainsi, la zone Midi a dépassé au cours du premier trimestre 2016 le total d'heures supplémentaires effectuées en 2015. En 2016, la surveillance des prisons a coûté près de 300.000 euros, financés en majeure partie par les communes de Saint-Gilles, de Forest et d'Anderlecht. En tant que garant de la sécurité publique pénalement responsable en cas d'incident grave, Charles Picqué fait part de ses inquiétudes: "Actuellement, nous vivons dans la crainte, et je pèse mes mots, qu'un événement grave survienne et que nous ne puissions y apporter la réponse adéquate. D'où ma question: devrions-nous en venir à fermer des commissariats afin de soulager les effectifs policiers?". Lundi, Charles Picqué avait aussi exprimé sa crainte de débordements lors de la manifestation de ce mardi matin. Celle-ci a mobilisé un grand nombre d'agents, qui ont dû intervenir notamment pour déloger des activistes parvenus à entrer dans le SPF Justice. (Belga)

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