Charles Michel veut un "Brexit intelligent"

22/11/16 à 13:58 - Mise à jour à 14:44

Source: Belga

Le Premier ministre Charles Michel a dit espérer "un Brexit intelligent" qui préserverait les intérêts économiques du Royaume-Uni, de l'UE et de la Belgique, a-t-il indiqué à l'issue de sa rencontre "fructueuse et intense" avec son homologue britannique Theresa May.

Charles Michel veut un "Brexit intelligent"

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Celle-ci a confirmé son intention d'invoquer l'article 50 du Traité de Lisbonne, qui déclenchera la procédure de sortie du Royaume-Uni de l'UE, avant la fin mars 2017.

Le Premier ministre belge a plaidé pour un "Brexit intelligent", "en se fondant sur les faits, en étant rationnels", qui préserverait les intérêts économiques de l'UE, du Royaume-Uni, quatrième partenaire économique de la Belgique, et de la Belgique. "En même temps, ce Brexit ne doit pas être un point de départ pour un démantèlement de l'UE, ne doit pas donner de mauvaises idées à d'autres pays européens à un moment où l'Europe a besoin d'unité", a mis en garde Charles Michel, qui s'est réjoui d'avoir obtenu "plus de clarté" sur les intentions britanniques et sur le timing.

Charles Michel a constaté "la volonté forte de maintenir des principes comme la liberté de circulation, comme la capacité de faire en sorte qu'on puisse travailler partout dans l'Union européenne". Le Premier ministre a eu l'occasion de rappeler la position de la Belgique concernant la libre circulation dans l'UE. "Je pense qu'on ne peut pas avoir un accès au marché intérieur et bénéficier de tous les avantages de la participation à l'UE sans assumer un certain nombre de contraintes", a-t-il rappelé. Theresa May a pris acte de la position belge, a indiqué M. Michel. "Il y a une prise de conscience en Grande-Bretagne qu'il faudra compter avec ce principe-là durant les négociations, et il va falloir être créatif si on veut trouver une formule qui permet de conjuguer des principes qui, au premier regard, sont contradictoires."

Le Premier ministre a relevé aussi la "très grande conviction du côté britannique que la relation avec la Belgique est bonne et doit rester bonne parce qu'il y a un intérêt économique mutuel". La rencontre, qui a duré environ 45 minutes, a encore permis d'aborder les grands sujets internationaux, comme la situation en Syrie et en Libye, les relations avec la Russie, et la lutte contre le terrorisme.

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