Charles Michel: le Sommet de Bratislava "peut être un déclic"

16/09/16 à 20:12 - Mise à jour à 17/09/16 à 09:13

Source: Belga

Bratislava "peut être un déclic" pour l'Union européenne, a indiqué le Premier ministre à l'issue du Sommet informel des chefs d'Etat et de gouvernement qui s'est tenu dans la capitale slovaque. Le Sommet a évoqué l'impasse dans laquelle se trouve l'UE depuis le Brexit. "Chacun est convaincu que l'Europe reste un beau projet mais nous devons faire mieux", a commenté M. Michel.

Charles Michel: le Sommet de Bratislava "peut être un déclic"

© AFP

L'Europe n'a pas réussi à sortir de l'impasse dans laquelle elle se trouve depuis le référendum britannique il y a trois mois. Mais "ce fut un déclic", a assuré Charles Michel. Selon lui, la table des discussions était animée de la volonté de sortir de l'immobilisme. "Chacun était convaincu aujourd'hui de la nécessité de mieux prendre en compte la réalité des autres pays", a-t-il dit.

La chancelière allemande Angela Merkel a, elle aussi, évoqué un "esprit de coopération" émanant du château de Bratislava. D'après elle, tous les chefs de gouvernement et d'Etat ont convenu que le moment n'est pas celui des grandes déclarations ou des modifications de traités, mais bien celui des actes. C'est le mot d'ordre qu'elle a confié aux journalistes lors d'une conférence de presse commune avec le président français François Hollande. Paris et Berlin entendent "collaborer intensivement" dans les mois à venir afin d'engranger des progrès concrets.

Bratislava n'a pas accouché de grandes décisions. Toutefois, 108 millions d'euros ont été dégagés afin de renforcer la frontière extérieure de l'Union européenne en Bulgarie. "La Bulgarie peut devenir un point de difficulté. Nous devons tirer des leçons du passé", a dit le Premier ministre. Selon lui, le renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l'Europe peut aider à désamorcer le débat explosif de l'accueil des réfugiés.

Le plan européen de répartition constitue une pierre d'achoppement. Les pays d'Europe de l'Est contestent l'obligation d'accueillir des réfugiés. La Pologne, la Hongrie, la Tchéquie et la Slovaquie ont ainsi présenté une proposition de "solidarité flexible" face à cette problématique.

Aucune avancée majeure en la matière n'a été engrangée vendredi, mais selon Charles Michel, les responsables européens commencent à se rendre compte que ce blocage ne pourra durer éternellement. "Cela n'a pas été le thème central, mais nous en avons parlé. Cela a été une discussion ouverte et sincère", a-t-il confié.

Tout le monde ne s'est toutefois pas montré satisfait à l'issue de ce sommet. Le Premier ministre italien Matteo Renzi s'est ainsi dit déçu sur le bilan de celui-ci. "Un pas en avant, mais un très très petit", a-t-il ainsi déclaré sur Twitter. Même son de cloche du côté de son homologue hongrois Viktor Orban. "Cela n'a pas été un plein succès dans le sens où l'on n'a pas réussi à changer la politique migratoire de Bruxelles", a regretté le chef de gouvernement conservateur de droite.

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