Charles Michel : "J'ai demandé à la NV-A de renoncer au poste de Premier ministre"

14/10/14 à 07:15 - Mise à jour à 08:50

Source: Le Vif/l'express

"Nous ouvrons les bras aux partenaires sociaux. Il y a toujours eu en Belgique une tradition forte de la concertation sociale. La démocratie, c'est de pouvoir dire que nous ne devons pas toujours être d'accord sur tout, mais nous avons le souhait de poursuivre la discussion", déclare mardi Charles Michel (MR) dans des entretiens accordés à L'Echo et au Soi

Charles Michel : "J'ai demandé à la NV-A de renoncer au poste de Premier ministre"

/ © Belga

Le nouveau Premier ministre a l'intention d'inviter très rapidement les partenaires sociaux pour leur expliquer le contenu du programme gouvernemental, a-t-il encore répété sur Bel RTL. Il considère la concertation sociale, qu'il veut "très forte et bien structurée", comme "cruciale" pour son gouvernement. "Je mesure bien qu'il y a quelques réticences, quelques irritations, quelques colères. Mais j'espère que la tradition de la concertation sociale sera au rendez-vous pour prendre des décisions structurelles importantes pour les 20 prochaines années."

"On a pris la décision de ne pas citer de chiffres sur la création d'emplois dans notre déclaration gouvernementale, car on veut faire cela à tête reposée avec les partenaires sociaux", affirme-t-il.

Si, au cours des législatures précédentes, la déclaration gouvernementale a pu ressembler à "un catalogue de bonnes intentions", la coalition emmenée par Charles Michel "prend des directions". "Nous disons vers où nous voulons aller, mais il reste de l'espace pour négocier", a-t-il assuré.

Le relèvement de l'âge de la pension, qui devrait passer en 2030 à 67 ans, est une façon de "dire les choses telles qu'elles sont". "Notre responsabilité, c'est de dire les choses longtemps à l'avance" pour ne pas prendre les gens par surprise, a encore commenté le Premier ministre.

Charles Michel précise par ailleurs que c'est lui qui a demandé à la N-VA de renoncer au poste de Premier ministre. Selon lui, "avoir un Premier ministre N-VA aurait donné lieu à une grande incompréhension côté francophone". "Il n'entre pas dans mes intentions de me laisser dominer par une quelconque belle-mère", a-t-il conclu.

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