Charles Michel défend un "vrai virage fiscal" et non une "simple opération budgétaire"

14/10/15 à 21:51 - Mise à jour à 21:53

Source: Belga

Le Premier ministre, Charles Michel, a contesté mercredi l'accusation de l'opposition selon laquelle, avec le "tax shift", le gouvernement reprenait d'une main ce qu'il donnait de l'autre. Pour la première fois, une telle opération ne sert pas, comme dans le passé, à combler les trous budgétaires, a-t-il fait remarquer.

Charles Michel défend un "vrai virage fiscal" et non une "simple opération budgétaire"

Le Premier ministre Charles Michel © BELGA

Le gouvernement a pris l'engagement d'accroître substantiellement le pouvoir d'achat des bas et moyens salaires. Aux yeux des partis d'opposition, une partie de cet accroissement sera mangé par la hausse des taxes sur la consommation: accises sur le diesel, tabac, alcool, boissons sucrées, TVA sur l'électricité, etc. qui s'ajoutent au saut d'index.

"Je conteste ce raisonnement avec force: les personnes qui ont des bas et des moyens salaires sortent largement gagnants. Dans le passé, à chaque contrôle budgétaire, on augmentait les accises mais pas pour donner plus de pouvoir d'achat et consacrer le libre choix de chacun, non, c'était pour combler les budgets", a souligné Charles Michel.

A l'entendre, le virage fiscal du gouvernement fait figure d'exemple: "Nous sommes le premier pays européen à réussir à opérer un glissement fiscal d'un telle ampleur".

La concertation sociale a donné lieu à des divergences d'interprétation au cours du débat entre le CD&V, pour qui elle doit toujours avoir lieu, et l'Open Vld qui juge que si elle n'est pas possible, il faut s'en passer. La question demeure sensible, une semaine après le succès de la manifestation nationale organisée par les syndicats.

Le Premier ministre a insisté à nouveau sur l'importance de la concertation sociale même si elle n'est pas évidente et qu'elle "nécessite un dialogue permanent entre le gouvernement et les partenaires sociaux".

"La responsabilité politique doit être assumée par le gouvernement et les partenaires sociaux ont la pleine capacité de participer à des réformes d'intérêt général", a-t-il ajouté.

Après le débat général, la Chambre ouvrira la discussion sur les politiques thématiques.

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