Charles Michel appelle la majorité à surmonter ses divisions

13/10/16 à 17:04 - Mise à jour à 17:03

Source: Belga

Le Premier ministre Charles Michel a appelé jeudi la majorité suédoise à surmonter ses divisions à l'heure où le gouvernement n'est toujours pas parvenu à approuver son budget ni à conclure un accord sur les réformes qu'il entend mener.

Charles Michel appelle la majorité à surmonter ses divisions

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"Les derniers jours et les dernières heures n'ont pas été simples. Je voudrais m'adresser à la majorité, lui dire ma conviction: ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise. Nous devons le démontrer et nous le démontrerons", a-t-il lancé devant la Chambre.

Il y a un accord sur les principes du budget, a indiqué M. Michel, assurant que le pouvoir d'achat serait soutenu, que l'indexation était préservée, qu'il n'y aurait pas de nouvelles taxes sur le travail et la consommation et que l'assainissement des finances publiques serait poursuivi.

Les divisions subsistent en revanche sur les réformes qui doivent accompagner ce budget et conditionnent celui-ci.

"Il y a un accord sur le budget à condition que nous soyons en état de faire les derniers arbitrages sur les réformes dans les heures ou jours qui viennent", a dit le Premier ministre.

M. Michel a énuméré de manière très générale ces réformes: flexibilité du marché du travail, révision de la loi de 1996 sur la compétitivité des entreprises, agenda numérique, réforme de l'impôt des sociétés, fiscalité juste (l'un des points problématiques) et stratégie d'investissement.

"Au moment où je vous parle, il reste quelques efforts à concrétiser et quelques pas à faire les uns vers les autres", a ajouté M. Michel.

Le gouvernement quasiment au complet entourait le Premier ministre. La majorité ne s'est pas exprimée.

L'opposition a quant à elle jugé sévèrement l'appel de M. Michel: "Vous avez donné l'image d'un homme aux abois qui quémandait la solidarité de sa majorité", a fustigé la cheffe de groupe PS, Laurette Onkelinx, tandis qu'Olivier Maingain (DéFI) n'hésitait pas à parler d'"humiliation". "Nous n'avons pas vu souvent ici un premier ministre lancer un cri d'alarme à sa majorité", a dit pour sa part Jean-Marc Nollet (Ecolo).

Les mesures adoptées dans le cadre du budget ont été en bonne partie éventées ces derniers jours, notamment des économies de 900 millions d'euros dans les soins de santé qui inquiètent particulièrement les groupes de l'opposition. "Heureusement, tant qu'il n'y a pas d'accord sur tout, il n'y a d'accord sur rien", a fait remarquer la cheffe de groupe cdH, Catherine Fonck, avant d'exhorter le gouvernement à changer de cap.

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a fait une brève apparition pendant le débat, préférant quitter l'hémicycle lorsqu'il a été pris à partie par Marco Van Hees (PTB). La photo de lui prise pendant le débat, alors qu'il lisait son journal à la buvette des parlementaires, a suscité les commentaires acerbes de plusieurs députés de l'opposition.

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